PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayIl fut un temps où l’Association de l’ouest de la Ligue nationale (LNH) faisait frémir même les équipes les plus hardies à l’est du continent nord-américain, où une escapade en Californie ou dans l’Ouest canadien semblait perdue d’avance.
Les temps ont bien changé. L’équilibre des forces d’un océan à l’autre s’est réparti et si les meilleures formations de l’Ouest demeurent effrayantes, on ne peut plus en dire autant du reste du groupe.
Tandis qu’à peu près tout le monde essaie de demeurer compétitif sur la côte orientale, il y a plus de variété dans l’autre association. Des équipes ouvertement en reconstruction, des équipes qui tentent d’en émerger, d’autres qui en émergent, d’autres en crise d’identité et certaines, comme on le disait, absolument dominantes.
Ce joyeux marasme a créé une grande disparité dans l’Ouest ces dernières années, tant et si bien que les inégalités ont crû et se sont exacerbées l’an dernier. Une seule formation de l’Est, les Rangers de New York, a maintenu un dossier inférieur à ,500 contre ses rivales de l’Ouest.
L’écart se creuse aussi dans l’association. Il y avait 35 points de différence entre l’Avalanche du Colorado, 1re au classement occidental, et les Predators de Nashville, première équipe exclue des séries éliminatoires. Dans l’Est, l’écart était de 14 points.
Cinq équipes qualifiées pour le tournoi auraient raté les séries si elles avaient évolué dans l’Est. L’écart de différentiel entre les premiers et les derniers est de 199 buts (+99 pour l'Avalanche, -100 pour les Canucks), soit le deuxième fossé du genre dans l’Ouest depuis l’instauration du plafond salarial.
Bref, vous voyez le topo. Et les inégalités pourraient bien s’accroître avec la montée en puissance de forces émergentes. Tour d’horizon.
Le monstre à trois têtes de la Division centrale
L’Avalanche du Colorado, les Stars de Dallas, le Wild du Minnesota. Ces trois poids lourds ont dominé leur division l’an dernier, laissant des miettes derrière eux. Le Colorado a remporté trois des cinq derniers titres de division, les Stars en ont gagné un et l’autre est revenu aux Jets de Winnipeg, ce qui ne risque pas d’arriver cette année.
C’est une véritable hégémonie au sommet de la pyramide. Le noyau de l’Avalanche vieillit, certes, mais il est encore trop jeune pour prévoir une quelconque régression, sans compter que les hommes de Jared Bednar misent sur la plus formidable ligne de centres de la ligue, renforcée par les arrivées de Nicolas Roy et de Nazem Kadri à la date limite des échanges.
Cette équipe devrait pouvoir absorber la perte de Valeri Nichushkin. Joe Sakic a également embauché cet été Jaden Schwartz, qui a inscrit 26 buts il y a deux ans à peine, pour ajouter un peu de profondeur sur les ailes. Évidemment, quand la prolongation de contrat fastueuse de Cale Makar entrera en vigueur à l’automne 2027, il faudra refaire les comptes et probablement se débarrasser d’un ou deux bons éléments, mais vivons dans le présent pour l'instant.
La destinée du Wild semble aussi liée à celle d’un défenseur étoile. Avec Quinn Hughes, le Minnesota est une menace. Or, si jamais les négociations en vue d’une nouvelle entente piétinaient et que Bill Guerin décidait de l’échanger, ce serait une tout autre conversation.

Le Mammoth participe aux séries pour la première fois de son histoire.
Photo : imagn images via reuters connect / Rob Gray
Le Mammoth de l’Utah semble la seule équipe de la division capable, actuellement, de bousculer la hiérarchie. Du beau jeune talent, un noyau intéressant, particulièrement à l’attaque, auquel viendront se greffer plus tôt que tard Caleb Desnoyers et Tij Iginla. Le directeur général, Bill Armstrong, a entouré ses jeunes loups de vétérans expérimentés et encore efficaces en Vincent Trochek et Anders Lee. Ce n’est pas aussi reluisant en défense et devant le filet, mais voilà néanmoins une formation dangereuse.
Ailleurs dans la division, les Predators et les Blues naviguent encore entre deux eaux : pas suffisamment bons, pas complètement mauvais, à moins que Nashville n’amorce éventuellement une cure de rajeunissement. On a mis la main sur Mavrik Bourque cet été et l’on a des appâts pour compléter des échanges avec Ryan O’Reilly et Steven Stamkos, entre autres.
À Chicago, il faudra encore s’armer de patience. On continuera à intégrer les jeunes, comme Anton Frondell et Roman Kantserov, on célébrera le retour de l’enfant prodigue, Patrick Kane, et l’on dira que les beaux jours sont à venir. C’est à souhaiter.
La grande énigme se trouve à Winnipeg. Maintenant que tout le monde sait que Connor Hellebuyck veut quitter le Manitoba séance tenante, que fera le DG Kevin Cheveldayoff? L’administrateur de 56 ans a été magistral depuis le déménagement de l'équipe dans la région pour permettre aux Jets d’être compétitifs. Il en a même fait, brièvement, des prétendants à la Coupe Stanley, un tour de force quand l’on connaît les défis inhérents auxquels Winnipeg est confronté.
Il se peut que la grogne gronde après le départ de Hellebuyck. Mark Scheifele, Kyle Connor et Josh Morrissey, par exemple, pourraient trouver le temps long et, qui sait, peut-être décider de suivre son exemple. On dirait bien que les Jets seront plus proches, cette saison, de la version exclue des séries l’an dernier que de celle qui a gagné le trophée des Présidents en 2024-2025.

Connor McDavid a disputé tous les matchs de la série en dépit d'une blessure.
Photo : AP / Mark J. Terrill
Fin de la bataille d’oreillers dans la Division pacifique
Connor McDavid n’a rien d’un saltimbanque, mais il avait bien amusé la galerie, en mars dernier, avec ce trait fin en comparant la course aux séries dans la Division pacifique à une bataille d’oreillers.
Ça ne manquait pas d’humour et ça reflétait relativement bien la réalité à l’époque dans la mesure où c’était une véritable course de tortues. Les champions de la division, les Golden Knights de Vegas, ont amassé trois points de moins que le plus bas total pour accéder aux séries dans l’Est.
Un brin burlesque, ce serait surprenant que ça se produise à nouveau cette saison. D’abord, les Knights eux-mêmes ont rééquilibré le rapport de forces en balayant l’Avalanche en finale de l’Ouest. Ils ont perdu Pavel Dorofeyev, mais demeurent une force de frappe incontournable.
Ensuite, les Oilers, malgré tous leurs travers, forment une meilleure équipe que les maigres 93 points inscrits en 2025-2026. On a tenté de régler le problème de gardiens en embauchant Frederik Andersen (qui a raté le camp d’entraînement) et en faisant l’acquisition de Devon Levi. Voyons si l’une de ces solutions tiendra la route. Ryan Shea vient essentiellement remplacer Brett Kulak à l’arrière. Et puis, il y a l’arrivée de Mike Babcock, n’est-ce pas. On a l’impression que ça passe ou ça casse à Edmonton cette année.
Finalement, les Ducks d’Anaheim et les Sharks de San José devraient poursuivre leur ascension. Les Ducks doivent encore régler le dossier de Cutter Gauthier, qui les amènera au-delà du plafond salarial. Ils auront probablement à sacrifier un joueur de leur formation, mais ça ne devrait pas représenter une perte majeure. Tout pointe vers le vétéran Frank Vatrano, dont le contrat pourrait être racheté, ce qui permettrait aux Ducks d’économiser plus de 4 millions de dollars sur la masse salariale.
À San José, on peut critiquer le salaire accordé à Jacob Trouba ou l’acquisition de Darnell Nurse sans forcer les Oilers à retenir une partie de sa paie, n’empêche que ces deux vétérans donneront un coup de pouce à une brigade défensive qui en a bien besoin. À l’attaque, ajoutez Ivar Stenberg à une pléthore de jeunes extrêmement talentueux menés par Macklin Celebrini et on obtient la naissance d’une force en devenir. Le point d’interrogation se trouve devant le filet où Yaroslav Askarov devra faire mieux que la saison dernière. Si c’est le cas, les Sharks pourraient bien se qualifier pour les séries éliminatoires, et ce ne serait qu’un début.
Derrière ce groupe, les Kings vivotent. La plus vieille équipe de la LNH (30,75 ans en moyenne) n’a pas de direction claire et s’accroche à un espoir ténu et à sa gloire passée. Dénué de talent de pointe, quoique ce n’est pas faute d’avoir essayé, le Kraken se trouve dans une situation semblable, tandis que les Flames de Calgary et les Canucks de Vancouver forment les deux seules équipes ouvertement en reconstruction. Le retour à la pertinence prendra du temps.
Les meilleures équipes de cette division devraient donc en profiter pour engranger de précieux points dans leurs nombreux affrontements contre ces mauvais élèves, contribuant encore une fois à l’accroissement des inégalités.
Ainsi va la vie qui va.


5 hours ago
8





















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·