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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayChose promise, chose due. Éric Duhaime avait répété à plusieurs reprises que son cadre financier serait dévoilé avant le premier débat des chefs, alors que son parti promet une cure d'amincissement de l’État et une réduction du fardeau fiscal des familles et des entreprises.
C'est un vrai coup de barre, soutient le porte-parole en économie du parti Adrien Pouliot. Je pense que ce cadre financier là reflète plus qu’en 2022 – et même plus qu'en 2018 – la vision du Parti conservateur et du nouveau modèle qu'on veut mettre en place.
Radio-Canada a obtenu une copie du cadre financier de 127 pages qui sera présenté ce matin. Le Parti conservateur du Québec (PCQ) anticipe une croissance des revenus et des dépenses plus faible que les estimations du rapport préélectoral. Après cinq ans, les revenus s'élèveraient à 180 G$ (comparativement aux 189 G$ prévus). Quant aux dépenses, elles resteraient au même niveau, soit à 161 G$.
Le parti prévoit un retour à l’équilibre budgétaire à la quatrième année, générant un surplus de 336 millions de dollars après le versement au Fonds des générations, puis un surplus de 1,8 milliard de dollars à la cinquième année, sans écart à résorber.
Le cadre financier présente toutefois des montants qui diffèrent de plusieurs engagements annoncés depuis le début de la campagne électorale, car le PCQ intègre dans ses calculs les effets dynamiques des baisses d’impôts.
À titre d’exemple, le parti évalue à 30 milliards de dollars le coût brut sur cinq ans de la baisse d’impôt sur le revenu des particuliers. Le parti anticipe toutefois que de 15 à 18 % de cette somme sera récupérée grâce aux retombées économiques, ramenant la perte nette pour l’État à 24,7 milliards de dollars sur cinq ans. C’est donc ce dernier montant dont se sert le PCQ dans son cadre financier.
Le parti estime que les baisses d’impôt augmenteront le pouvoir d’achat, stimuleront la consommation et généreront des revenus supplémentaires pour l’État.
La formation politique applique une logique similaire dans son engagement pour baisser les impôts sur les revenus des sociétés. Le coût brut sur cinq ans est évalué à 23 G$, mais la perte nette pour l’État représenterait 17,4 G$. En disposant de plus de liquidités, les entreprises seraient incitées à investir davantage et à créer des emplois.
Pour financer ses engagements, le PCQ prévoit dégager 60,3 milliards de dollars sur la même période, entre autres par la réduction des subventions aux entreprises, les coupes dans la fonction publique et les mesures pour réduire les réglementations et les barrières interprovinciales.
Le parti mise aussi sur une économie de 2,7 milliards de dollars en cinq ans avec l’apport du privé en santé. Les conservateurs pensent que la concurrence générerait des coûts unitaires plus bas, tout en améliorant la productivité par la réduction des temps d’attente.
Le PCQ n’apporte aucun changement au Plan québécois des infrastructures (PQI). Il n’en fait d’ailleurs jamais mention dans son cadre financier.
Il y a beaucoup, beaucoup d'argent dans le PQI, affirme Adrien Pouliot. Nous, notre approche, c'est de dire, concentrons-nous plus sur l'entretien et laissons tomber le syndrome du ruban.
Le parti s’est aussi engagé à construire un troisième lien reliant Lévis à l’île d'Orléan, qu’il estime à un montant compris entre 2,7 et 3 G$. Cet engagement n’est pas calculé dans le cadre financier, car le PCQ voudrait miser sur un partenariat public-privé, soutient Adrien Pouliot.
Des approches contrastées
Le Parti conservateur du Québec est la deuxième formation politique à présenter son cadre financier. La CAQ a dévoilé le sien au quatrième jour de la campagne, le 30 août dernier, dans un document de trois pages.
Le cadre financier du PCQ est quant à lui beaucoup plus volumineux. Il détaille pour chaque engagement les hypothèses et les sources utilisées pour arriver aux montants estimés.
Alors que la CAQ finance une partie de ses engagements électoraux grâce aux transferts fédéraux à venir, le PCQ dit ne pas prendre en considération ces montants puisque qu’il ne veut pas dépendre des décisions des autres tant qu’il n’y a pas d’engagement ferme, lit-on dans le document.
Avec les informations de Thomas Gerbet


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