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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa famille de Lauréanna Echaquan, un bébé atikamekw décédé il y a plus de 50 ans, espérait trouver à Joliette des réponses aux questions qui la hante. Mais après deux jours de fouilles dans quatre zones près du cimetière, dont un terrain de soccer, les recherches ont pris fin sans résultat.
Depuis 53 ans, la famille Echaquan essaie de comprendre où repose exactement ce bébé de deux mois de Manawan, envoyé seul en hydravion à l’hôpital de Joliette afin d'y recevoir des traitements pour une pneumonie.
Selon la travailleuse sociale de l’époque, le bébé avait eu son congé de l'hôpital et devait rentrer dans sa communauté, à 180 kilomètres de là.
Mais Lauréanna Echaquan n’est jamais rentrée.

Les membres de la famille sont restés à observer les travaux pendant les deux jours.
Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin
Le lendemain, la famille a reçu un appel indiquant que le bébé était décédé.
Armand Echaquan, le père, s’est empressé d’aller à Joliette, où il a assisté, impuissant, à une inhumation sans plaque ni croix, dans un champ de blé d’Inde loin du cimetière, des dires confirmés par la travailleuse sociale à l’émission Enquête, en 2017.
En son for intérieur, Armand Echaquan a toujours pensé que ce n’était pas son enfant qui avait été inhumée.
Ensuite, les incohérences administratives et médicales se sont enchaînées et la loi 79 facilitant la communication de renseignements personnels, adoptée il y a cinq ans, a permis d’apporter des réponses et d'organiser ces fouilles.
Les équipes du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale et du Bureau du coroner se sont donc concentrées pendant deux jours sur quatre zones déterminées à partir des souvenirs des parents et de la travailleuse sociale, des alertes de chiens de détection de restes humains historiques et des anomalies détectées par le géoradar.

Des tentes blanches ont été installées pour que les équipes puissent travailler en toute discrétion.
Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin
La Cour supérieure du Québec avait autorisé, début mai, les travaux d’exhumation de Lauréanna Echaquan, qui auraient pu durer trois semaines, voire plus, si nécessaire. Cela n’aura pas été le cas.
Une porte-parole de la famille a confirmé que les fouilles n'avaient rien donné. La famille réfléchit à la suite, mais n'abandonne pas les recherches pour retrouver Lauréanna Echaquan. Elle ne souhaite pas faire de commentaires pour l’instant.

Viviane Echaquan-Niquay avait beaucoup d'espoir dans ces fouilles.
Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin
En entrevue au début des fouilles, Viviane Echaquan-Niquay, qui porte cette quête de vérité pour sa petite soeur, avait évoqué la possibilité de ne rien trouver, sans trop y croire. S’ils ne trouvent rien, je vais me préparer à aller plus loin, disait-elle.
Mais où chercher alors? Je n'en ai aucune idée… mais j’ai hâte de connaître la vérité, avait-elle répété. Car elle a fait une promesse à ses parents décédés : elle retrouvera Lauréanna.


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