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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayQue s'est-il passé à 23 h 40 dimanche en marge de la piste 4 de l’aéroport LaGuardia pour qu’un camion de sauvetage se trouve sur la voie du vol Air Canada Express 8646?
Les enquêteurs disséqueront cette collision sous tous ses angles afin de comprendre comment un tel accident, qui a coûté la vie aux deux pilotes de l’appareil, a pu se produire, mais, pour l’heure, tout semble pointer vers un problème de communication, de l’avis d’experts interrogés par Radio-Canada.
Pour comprendre les circonstances de l’accident, il faut comprendre le fonctionnement interne de la tour de contrôle, avance pour sa part le professeur John Gradek, expert en aéronautique à l’Université McGill.
Il y a deux systèmes de contrôle, explique-t-il. Il y a un contrôleur qui s’occupe des atterrissages et des décollages, qui donne l’autorisation aux appareils de décoller ou d’atterrir. Et il y a un contrôleur qui contrôle les véhicules routiers dans l'aéroport et sur les pistes.
Même si ces contrôleurs ont chacun leur responsabilité, les systèmes sont liés, ajoute le professeur. Tout le monde, en principe, sait où est l’équipement, dit-il.
Comment expliquer alors que le camion de sauvetage ait reçu l’autorisation de traverser une piste active, selon le langage utilisé M. Gradek? C’est la question, avance-t-il. Est-ce que le contrôleur qui gérait les équipements au sol savait que l’avion était désigné pour atterrir à la piste numéro 4?
Je me suis planté
Les premiers échos de la tour de contrôle tendent à confirmer l’hypothèse d'une erreur de communication.
Dans un enregistrement des échanges entre les contrôleurs aériens et les véhicules sur le tarmac, on entend le conducteur du camion de sauvetage demander l'autorisation de traverser une piste d'atterrissage.

Un avion d'Air Canada est immobilisé sur la piste de l'aéroport LaGuardia, lundi 23 mars 2026, après avoir percuté un véhicule de l'Autorité portuaire à New York.
Photo : Associated Press / Ryan Murphy
On entend ensuite le contrôleur aérien répéter à plusieurs reprises arrêtez!, avant d'entendre quelqu'un constater la collision et tenter d'entrer en communication avec l'avion d'Air Canada Express. Les contrôleurs annoncent ensuite la fermeture de l'aéroport et redirigent des avions.
Après la collision, deux membres du personnel ébranlés échangent sur ce qui venait de se produire. Ce n'était pas beau à voir, souffle l'un d'eux à un collègue.
Je sais. J’étais ici. J'ai essayé de les contacter, dit un autre.
On devait gérer une autre urgence plus tôt, je me suis planté.
Tu as fait de ton mieux, lui répond-on.
Un aéroport extrêmement occupé
Même s’il est considéré comme un petit aéroport – du moins, en comparaison avec son grand frère new-yorkais, l’aéroport international John F. Kennedy –, LaGuardia demeure extrêmement occupé, avance le pilote à la retraite Denis Lepage. Il y a beaucoup de trafic en vol, mais aussi beaucoup de trafic au sol.
La vigilance des pilotes est toujours requise au maximum, dit-il. Et également celle des contrôleurs aériens.
Au moment où le camion de sauvetage a reçu l’autorisation de traverser la piste, l’avion était probablement déjà au sol, estime l’ancien commandant de bord.
Un coup qu’on est au sol, il est trop tard pour remonter. On n’a pas de vélocité.
On sait que les pilotes ont vraiment essayé d’arrêter l’avion, précise pour sa part John Gradek. Pour appuyer ses dires, il se base sur les témoignages de certains passagers de l’avion, qui ont rapporté de grands bouleversements dans la cabine peu avant la collision. Malheureusement, ils n’ont pas été en mesure de le faire.
Avec les informations de Charles Séguin


2 months ago
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