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Orgo-Life the new way to the future Advertising by Adpathway« C'est sûr que ça ne s'arrête pas là. » La mairesse Soraya Martinez Ferrada assure qu'elle a suivi de près, bien que virtuellement, la séance de la Commission de la sécurité publique de mardi soir lors de laquelle le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, a répondu aux questions du public au sujet des allégations de racisme visant des policiers de Montréal-Nord.
C'était une commission extrêmement chargée. Les citoyens ont eu l'occasion de poser des questions, de s'exprimer, d'exprimer leurs frustrations, leurs préoccupations, a affirmé Mme Martinez Ferrada, mercredi, vers la fin d'une séance du comité exécutif. On avait un service de police qui a eu l'opportunité d'entendre ce que les citoyens et organismes ont eu à dire.
Le fait que la mairesse ne s'est pas présentée en personne à la séance avait été qualifié d'occasion manquée par la cheffe de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, Ericka Alneus, mardi.

La cheffe de l'opposition officielle de la Ville de Montréal, Ericka Alneus, a déploré l'absence de la mairesse à la séance de mardi.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Soraya Martinez Ferrada a dit avoir suivi toutes les conversations et questions virtuellement toute la soirée. Elle a également souligné que Jim Beis et Christine Black, respectivement responsable de la sécurité au comité exécutif et mairesse de l'arrondissement Montréal-Nord, étaient quant à eux sur place.
La mairesse a salué la présence de nombreux citoyens, qui ont fait salle comble et posé plus de 80 questions.
Le chemin devant nous, qui est celui de rebâtir la confiance, va être long, va être difficile, mais je suis convaincue et pleine d'espoir que c'est quelque chose que nous allons réussir ensemble, a-t-elle avancé.
Hier soir était nécessaire, et c'est sûr que ça ne s'arrête pas là. On a beaucoup de travail à faire encore au niveau des conversations qui doivent se tenir. J'ai bon espoir que ces conversations seront positives et constructives.
Cette soirée avait été organisée dans la foulée du démantèlement d'une unité entière du poste de quartier 39, à Montréal-Nord, dont certains des agents sont accusés d'avoir commis de graves gestes racistes. Certains agents auraient notamment coupé et conservé des tresses (dreadlocks, en anglais) de citoyens interpellés, pour en faire des trophées.
Au total, 3 agents ont été suspendus et 13 autres ont été désarmés et affectés à des tâches à l'extérieur du quartier depuis que ces allégations ont été révélées, le 12 juin dernier.
Soirée riche en émotion
De passage à l'émission Tout un matin, à ICI Première, le directeur du SPVM, Fady Dagher, a eu l'occasion de revenir sur sa soirée de mardi. L'accueil a été difficile, très émotif, a-t-il admis. C'était très, très, très tendu.
Même si c'était la première fois qu'il s'exprimait au sujet des événements du 12 juin, il a assuré qu'il était sur le terrain depuis ce jour fatidique afin de rencontrer des partenaires de la communauté.
M. Dagher a d'ailleurs indiqué qu'il préparait un plan d'action de concert avec ces partenaires, qu'il prévoit publier conjointement avec ceux-ci en novembre : Je veux qu'on monte un plan d'action ensemble et qu'on le livre ensemble.
Il estime que cet exercice permettra d'améliorer l'imputabilité, la transparence, la redevance envers la population au sein du corps policier qu'il dirige. Je crois qu'au poste 39, dans un an, les gens vont voir une nette différence.
Interrogé sur la progression de l'enquête en cours, il n'a pas voulu s'avancer sur les détails. Je souhaite fortement que le DPCP puisse regarder les allégations et que ça puisse se diriger au niveau criminel, a-t-il toutefois indiqué.

Le chef du SPVM, Fady Dagher, a répondu à plus de 80 questions du public, mardi soir.
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Autant que je suis extrêmement fier d'être policier [...], on ne peut pas se permettre d'avoir ce genre de geste; ça salit l'uniforme.
S'il a une fois de plus avoué que le changement de culture sera long et difficile, il assure que tout n'est pas à refaire. Beaucoup de partenaires sur le terrain me disent qu'on n'est plus en 2008, on n'est plus en 2010. Il y a eu énormément de travail de rapprochement.
Même au sein du poste de quartier 39, station d'attache des policiers suspendus, il assure que plusieurs policiers font le choix de rester par amour de la communauté et que les gestes allégués ont choqué les collègues des agents accusés.
En dépit du fait que de nombreux citoyens présents à la séance de mardi soir ont affirmé qu'on ne pouvait plus parler de cas isolés, Fady Dagher a mentionné une sous-culture dans une sous-culture et une poche de résistance [...] qui, elle, a décidé consciemment qu'on ne va pas aller vers le changement.


3 weeks ago
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