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Ormuz : Oman parle de discussions « positives », un nouveau pétrolier ciblé

1 month ago 10

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Oman a fait état samedi de discussions « positives » avec l'Iran sur la future gestion du détroit d'Ormuz, au cœur de la guerre au Moyen-Orient, tout en évoquant les attaques de navires, alors qu'un pétrolier a encore été ciblé.

Téhéran a soutenu ces derniers jours s'être mis d'accord avec le sultanat – dont les côtes bordent également le détroit – quant à un itinéraire de transit des navires, mais Oman ne s'était pas encore exprimé publiquement.

La République islamique verrouille cette voie maritime stratégique depuis le début du conflit et cible régulièrement les navires s'y aventurant sans son autorisation.

Téhéran refuse de revenir à la situation d'avant-guerre et entend imposer à terme des frais de service, ce à quoi les États-Unis s'opposent fermement.

Les négociations se déroulent dans une atmosphère positive et constructive, a déclaré samedi le ministère omanais des Affaires étrangères. Sans nommer l'Iran, il a condamné les attaques répétées et a appelé à s'abstenir de toute action susceptible de compromettre le processus diplomatique.

Un pétrolier de la compagnie nationale émiratie Adnoc a été la cible d'une attaque de missile dans le détroit d'Ormuz qui n'a pas fait de victimes, ont annoncé les Émirats arabes unis, imputant l'attaque à l'Iran.

Adnoc avait affirmé vendredi que 15 de ses bateaux avaient été pris pour cible dans le détroit depuis le début de la guerre, à la fin de février, dont trois cette semaine.

L'agence maritime britannique UKMTO a pour sa part signalé samedi qu'un navire avait été touché par un projectile d'origine inconnue dans le détroit d'Ormuz, provoquant un incendie, sans faire de victime. L'agence n'a pas précisé s'il s'agissait du navire émirati.

Changer de comportement

L'Iran, qui n'a pas commenté ces attaques, a pour sa part estimé que les discussions avec Oman approchaient de leur phase finale, selon son chef de la diplomatie, Abbas Araghchi. Alors qu'une annonce était attendue depuis plusieurs jours, il a invoqué des problèmes techniques pour justifier ce retard.

L'aboutissement des négociations ne veut bien sûr pas dire qu'Ormuz va rouvrir, a cependant réitéré le ministre. Il a évoqué d'autres conditions et compensations à discuter.

La réouverture du détroit suit son propre mécanisme et n'a rien à voir avec les négociations entre l'Iran et Oman, ont renchéri les Gardiens de la révolution, puissante force armée iranienne.

Tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement, le détroit d'Ormuz restera fermé, a aussi affirmé, cité par l'agence Tasnim, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohammad Bagher Zolghadr, énumérant les conditions posées par Téhéran.

Donald Trump signe un document assis à une table à laquelle se trouve notamment le président français, Emmanuel Macron.

Le président Trump a signé le protocole d’entente entre les États-Unis et l’Iran au château de Versailles, en France, le 17 juin 2026.

Photo : Reuters / X/@Scavino47

Parmi ces mesures, dont certaines figurent dans le protocole d'accord irano-américain de juin, l'Iran exige notamment de Washington qu'il mette fin définitivement à la guerre et à l'agression contre lui et ses alliés, et lève le blocus imposé à ses ports.

Il réclame également la levée des sanctions américaines, la libération de ses avoirs gelés et l'indemnisation intégrale des dommages causés par la guerre.

Évaluation de la situation

Le président américain, Donald Trump, qui passe de menaces de frappes massives à la promesse de percée diplomatique, avait, de son côté, dit jeudi espérer la réouverture imminente d'Ormuz, par lequel passait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Un accord irano-omanais ouvrirait la voie à une relance du dialogue entre Téhéran et Washington pour mettre un terme durable à la guerre, déclenchée par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran, le 28 février, qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

Le protocole signé en juin avait ouvert une période de négociations en ce sens, et, avancée majeure, permis la reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz.

Mais l'embellie avait été de courte durée : les hostilités ont recommencé au début de juillet après des attaques de navires, faisant voler l'entente en éclats.

Les bombardements américains ont cependant cessé depuis plus d'une semaine, tout comme les frappes de l'Iran en guise de représailles aux alliés de Washington dans la région, du Golfe à la Jordanie.

Dans ce contexte, l'amiral Brad Cooper, chef du commandement américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM), s'est rendu samedi en Israël, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, pour une évaluation de la situation, selon la radio israélienne publique Kan.

Ni Washington ni Israël n'ont confirmé le déplacement.

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