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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayMarché Goodfood se protège de ses créanciers dans l’espoir de trouver un acquéreur ou de nouveaux capitaux.
Le spécialiste des mets prêts-à-cuisiner a fait cette annonce, mercredi, avant l’ouverture des marchés.
La société montréalaise a demandé à la Cour supérieure du Québec d’autoriser un processus officiel de sollicitation de vente et d'investissement (PSVI) en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).
Pour le moment, aucune opération n’a été retenue ni approuvée, précise l’entreprise dans un communiqué.
Goodfood se trouve dans une situation financière précaire. Elle doit renouveler une dette de 29 millions $ qui arrive à échéance en mars 2027, selon ses états financiers dévoilés en juillet.
Au début du mois de juin, elle détenait 4,7 millions $ dans ses coffres, comparativement à 12,3 millions $ à la même période l’an dernier.
Goodfood entend poursuivre ses activités durant le processus. Elle prévoit que sa démarche n’aura pas de répercussions sur le gagne-pain de ses 230 employés, mais évoque la possibilité d’ajustements ciblés.

Le siège social de Goodfood, situé au 4600, rue Hickmore à Montréal, en février 2023. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz
Investissement Québec compte parmi les créanciers de Goodfood. Le bras financier du gouvernement québécois a acheté pour près de 10 millions $ de titres de dettes en 2023 à un taux d’intérêt de 12,5 %.
Goodfood estime que le PSVI est la meilleure option pour préserver la valeur de l’entreprise.
Nous avons réalisé des progrès importants dans le renforcement de notre entreprise, mais les pressions exercées sur nos liquidités à court terme nécessitent une solution plus globale.
Goodfood a profité d’un afflux de nouveaux clients durant la pandémie. L’engouement s’est toutefois étiolé lorsque les consommateurs ont repris leurs activités extérieures. L’inflation alimentaire a également rendu les ménages plus attentifs aux aubaines à l’épicerie.
Elle comptait 48 000 abonnés en juin dernier. En 2021, la société servait 321 000 personnes au cours du trimestre comparable. Elle n’est pas parvenue à trouver un second souffle, malgré plusieurs virages stratégiques, qui n’ont pas eu les effets escomptés.
Par le passé, Goodfood a misé brièvement sur l’épicerie en ligne pour finalement abandonner ses ambitions. Elle a aussi surpris les investisseurs l’an dernier en ajoutant du bitcoin, une cryptomonnaie, à son bilan.
Plusieurs hauts dirigeants ont quitté le navire
Le spécialiste des mets prêts-à-cuisiner a tenté un dernier virage en appelant l’homme d’affaires Selim A. Bassoul en renfort l’an dernier.
Dans la foulée, le président du conseil d’administration et chef de la direction, Jonathan Ferrari, a quitté l’entreprise. Le cofondateur, président et chef des opérations, Neil Cuggy, a fait de même quelques mois plus tard.
En janvier, M. Bassoul s’était donné 18 mois pour redresser la barre. Il a finalement démissionné lundi.
Goodfood a également annoncé qu’elle perd une membre de son conseil d’administration, Terry Yanofsky, qui a remis sa démission mardi en fin de journée. Elle a expliqué que ses engagements professionnels ne lui permettaient pas d’être disponible pour mener à bien ce processus.
La vice-présidente aux finances, Vanessa Hadida, a, elle aussi, quitté ses fonctions au cours des dernières semaines.
Peu liquide, l’action de Goodfood restait inchangée, mercredi, à 3 cents à la Bourse de Toronto en avant-midi. Le titre a perdu près de 90 % de valeur depuis le début de l’année.


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