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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayIsraël a annoncé dimanche avoir « rejeté » la dernière feuille de route américaine pour la bande de Gaza acceptée par le Hamas, se distançant de son allié Donald Trump et tentant de contenter sa base électorale avant de délicates législatives en octobre.
Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, avait ces derniers jours fait part de ses réticences au sujet de ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix, et pose en condition au retrait des troupes israéliennes un véritable désarmement du Hamas palestinien.
Le texte est vivement contesté par les alliés d'extrême droite du premier ministre, qui a explicitement annoncé son rejet.

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Le récit d'Édouard Beaudoin
Le mouvement islamiste a, dans la foulée, appelé les Américains à faire pression sur lui et son gouvernement, afin qu'ils respectent la feuille de route et n'entravent pas le processus pour des raisons de politique intérieure ou électorale, a indiqué à l'AFP un membre de son bureau politique, Bassem Naïm.
Israël rejette le document en 15 points présenté à la fin de juillet par le Conseil de paix de Donald Trump, et son armée ne se retirera pas tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé, a déclaré le premier ministre, lors d'une réunion du cabinet.
Il a qualifié le président américain de plus grand ami [d'Israël] à la Maison-Blanche, tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête : ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions.
Les relations entre les deux hommes s'étaient fortement dégradées en avril, lors de la négociation d'un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran. Donald Trump s'en était alors pris vertement à son allié israélien et l'avait accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

Le Hamas avait précédemment consenti à un accord sur le désarmement.
Photo : Getty Images / AFP/OMAR AL-QATTAA
Plan impopulaire
M. Nétanyahou, dirigeant ayant exercé le plus longtemps le pouvoir en Israël, est au coude-à-coude avec ses adversaires dans certains sondages à l'approche des élections du 27 octobre, les premières depuis l'attaque du Hamas, le 7 octobre 2023.
Les sondages montrent que le plan pour Gaza est largement impopulaire auprès de son électorat de droite, tandis que ses alliés d'extrême droite l'appellent à le faire échouer.
Le Hamas avait accepté le texte, qui, dans sa version publiée par le Conseil de paix, lie son désarmement à un retrait progressif des troupes israéliennes. Il s'est dit de nouveau prêt, samedi, à sa mise en œuvre.
Devant les inquiétudes israéliennes et à l'issue d'une rencontre lundi avec Benyamin Nétanyahou, le haut représentant du Conseil de paix pour Gaza, Nikolaï Mladenov, lui avait assuré qu'Israël ne se retirerait qu'après un désarmement complet du Hamas. Mais cela n'a pas suffi à rallier la partie israélienne.
Le texte stipule aussi que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal seraient assurés par le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer le territoire dans une phase transitoire, actuellement bloqué en Égypte par le refus israélien de le laisser entrer.
Pas de désarmement fictif
Un cessez-le-feu précaire est en vigueur à Gaza depuis octobre.
L'Égypte, un médiateur clé, a appelé dimanche toutes les parties à honorer leurs engagements et à s'abstenir de toute action susceptible de compromettre les avancées, lors d'un entretien entre le ministre des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et Nikolaï Mladenov.
Le Hamas défend depuis longtemps un désarmement progressif, plutôt qu'une reddition unilatérale de son arsenal.
Benyamin Nétanyahou, faisant état de discussions avec les États-Unis, a insisté dimanche sur la nécessité pour le Hamas de renoncer à toutes ses armes, refusant un désarmement fictif.
Israël semble avoir réduit, sans toutefois les avoir interrompues, ses opérations à Gaza depuis l'annonce de l'accord sur le désarmement du Hamas, la semaine dernière.
D'après la Défense civile, on a signalé dimanche que des tirs avaient blessé un enfant, qui a été hospitalisé à Khan Younès (sud).
Selon le ministère de la Santé, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont considérés comme fiables par les Nations unies, les opérations israéliennes à Gaza ont fait 1258 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.
L'armée israélienne a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi que d'un employé civil sous contrat.


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