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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe retour au Parlement ne sera pas facile pour les conservateurs, en net recul dans les sondages. Ils cherchent à capter l’attention des électeurs, qui, eux, n’en ont que pour ce qui se passe avec le voisin américain. « Je vais être honnête avec vous. C'est difficile de faire de la politique, alors qu’on est dans une situation où le gouvernement en place a le beau jeu », admet le lieutenant conservateur pour le Québec, Pierre Paul-Hus.
Malgré ce constat lucide, le député de Charlesbourg—Haute-Saint-Charles estime qu’il ne faut toutefois pas remettre en question le leadership du chef Pierre Poilievre.
Penser à changer de chef, ça ne règle rien à court terme, affirme-t-il en entrevue à Radio-Canada. Moi, je pense qu'il faut plutôt trouver une façon de vraiment montrer aux Canadiens que le Parti conservateur, l'opposition officielle avec monsieur Poilievre comme chef, on forme une équipe.

Le député conservateur Pierre-Paul-Hus en entrevue à Radio-Canada en marge du caucus de son parti à Penticton
Photo : Radio-Canada / Stéphane Richer
Il y a des membres du caucus qui doivent travailler en équipe. S'ils ne veulent pas travailler en équipe, ils peuvent aller jouer ailleurs.
Cet appel à serrer les rangs survient alors que le député Jamil Jivani semble vouloir jouer les électrons libres. Au cours des derniers mois, l’élu ontarien a multiplié les missions diplomatiques en solo à Washington pour y rencontrer notamment son ami de longue date, le vice-président J.D. Vance, mais aussi le représentant américain au commerce Jamieson Greer. Des visites qui ont donné lieu à des déclarations pour lesquelles le chef conservateur a dû réprimander son député, précisant que ce dernier ne parlait pas au nom du parti.

Le député ontarien Jamil Jivani (centre) assiste au caucus du Parti conservateur.
Photo : Radio-Canada / Stéphane Richer
Aujourd’hui, Pierre Paul-Hus estime qu’il est temps de jouer en équipe et que le message doit être passé lors de la réunion du caucus qui se déroule jusqu’à vendredi à Penticton, en Colombie-Britannique.
On est ici pour avoir des discussions. Ça fera partie des choses dont on pourra parler avec M. Jivani, à savoir s’il peut travailler en équipe.
Repenser l’opposition
Pour traverser cette zone de turbulences, le chef conservateur joue la carte patriotique. Il est de notre devoir de faire passer notre pays avant notre parti, a ordonné Pierre Poilievre à ses troupes lors du discours d’ouverture de la retraite de ses députés.
Le chef conservateur s'est aussi interrogé sur la façon d’exercer son rôle d'opposition officielle à la Chambre des communes : En tant que fiers Canadiens, on doit réfléchir au rôle de l'opposition dans cette période difficile.
Le constat est brutal mais lucide : les électeurs ne sont pas à l’écoute, selon Pierre Paul-Hus. La population n'est pas prête à écouter des partis d’opposition, que ce soit les conservateurs ou le Bloc québécois ou le NPD. Il y a actuellement une fermeture d'entendre des discours politiques, remarque-t-il.
La situation est d’autant plus ingrate, selon lui, car même lorsque les partis d'oppositions font des propositions, elles ne trouvent pas d’échos auprès des électeurs. Les oreilles sont bouchées, les yeux sont fermées, ils ne veulent qu’une chose, que Trump arrête de nous menacer.
Les gens ont une très petite tolérance à entendre la critique.
Le lieutenant conservateur pour le Québec estime que, pour l’instant, le seul adversaire politique qui mérite des critiques dans l’esprit des Canadiens se trouve de l’autre côté de la frontière et non à la Chambre des communes. Une idée qu’a renforcé l’ancien chef conservateur Stephen Harper en appuyant le premier ministre libéral Mark Carney lors du Sommet canadien de l'investissement tenu plus tôt cette semaine à Toronto.

Le chef conservateur Pierre Poilievre a prononcé un discours aux accents patriotiques pour motiver ses troupes.
Photo : Radio-Canada / Stéphane Richer
Les conservateurs cherchent donc le bon ton pour critiquer. C'est à nous de trouver des façons de poser des questions qui sont légitimes, soutient Pierre Paul-Hus. Mais il insiste, le gouvernement, lui, doit répondre, et s’il ne donne pas de réponse, là il devrait avoir un petit drapeau jaune qui se lève.
Dans ce contexte, Pierre Poilievre a beau tenter de motiver ses troupes en les réunissant sur le bord du lac Okanagan, une région fertile pour le vote conservateur, il n’en demeure pas moins que le moral des troupes n’est pas au mieux.
La cheffe adjointe du parti l’a même admis candidement devant les journalistes. Je pense qu'il faut être tout à fait honnête, cela ne fait aucun doute, ce n'est pas la position dans laquelle nous voulons nous trouver à ce stade, a déclaré Mélissa Lantman.
On doit déterminer quelles sont les prochaines étapes, a conclu l’élue conservatrice.


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