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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayD'Arsène Wenger au secrétaire général Mattias Grafström, des voix s'élèvent jusqu'au sein de la FIFA pour prendre leurs distances avec le président Gianni Infantino, principal défenseur d'un projet finalement avorté d'ouverture du Mondial aux investisseurs privés, et candidat à sa réélection en mars.
La décision de retirer le projet était absolument nécessaire et incontestable, a déclaré mardi Arsène Wenger, actuel directeur du développement du football mondial au sein de l'instance, à propos du projet controversé de la FIFA de créer une société commerciale (la FIFA Forward Enterprise, FFE).
Le Français, à la FIFA depuis 2019, dit dans un communiqué fermement croire à une FIFA indépendante, qui sert le football avec engagement, transparence, et intégrité.
Je n'étais pas impliqué dans ce projet dont j'ai appris l'existence dans la presse, ajoute le Français, ancien entraîneur emblématique d'Arsenal et qui est également conseiller technique à l'IFAB, l'organisme qui régit les règlements du soccer mondial.
Dans un courriel envoyé mardi aux salariés de la FIFA et consulté par l'AFP, le secrétaire général Mattias Grafström a regretté pour sa part une série d'événements tristes et condamnables qui s’est heureusement conclue par l’abandon définitif du projet FFE. Aussi décevants soient-ils, ils ne doivent pas occulter cette réalité. Nous avons tous été plongés dans une période de turbulences difficile à comprendre et à accepter.
Je vous assure que, en tant que membres de l’administration, poursuit Grafström, vous serez protégés et préservés du contexte politique que nous traversons actuellement. Vous n’avez pas à vous inquiéter. Les individus, les périodes d’instabilité et les épisodes malheureux passent. L’institution, sa mission et sa responsabilité envers le football, elles, demeurent. C’est pourquoi nous devons toujours faire preuve de professionnalisme, de recul et de sang-froid.
D'autres voix au sein de la FIFA se sont élevées contre le projet porté par son président Gianni Infantino de créer une société extérieure pour gérer ses activités commerciales et les tournois comme les Coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés.
Présenté à la surprise générale mardi dernier après qu'il a été révélé par la presse, le projet a finalement été retiré dans la nuit de vendredi à samedi face à l'opposition de nombreux acteurs du foot, dont l'Union européenne des associations de football (UEFA).
Les propos de Wenger et de Grafström ont fait écho aux critiques directes formulées par Kevin Lamour, directeur des opérations de la FIFA et numéro 3 de l'organisation. Ce dernier a déclaré vendredi que le personnel s'était senti trompé par le projet d'investissement en capital-investissement porté par Infantino.
Qualifiant ce plan de projet d'une seule personne, Lamour a affirmé que les employés de la FIFA méritent mieux que le mépris et l'intimidation.
Le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, a quant à lui démissionné vendredi, disant s'opposer catégoriquement au projet.
Infantino est pour l'instant le seul candidat déclaré à sa réélection à la tête de la FIFA, lors d'un scrutin qui se déroulera en mars 2027 à Rabat.
Quatre fédérations, toutes européennes, ont pour l'instant retiré leur soutien au président sortant, soit celles de la Finlande, du pays de Galles, de la Serbie, et de la Suède.
Chantage
Hors d'Europe, le prince Ali Al Hussein, président de la Fédération jordanienne de football, a publié mardi soir un communiqué cinglant sur X, accusant Infantino de chantage.
L'ancien candidat malheureux à la présidence de la FIFA en 2016 dresse la liste de problèmes auxquels sa petite fédération a été confrontée lors du dernier Mondial (refus de visa, taxes...) et affirme qu'on lui a dit oralement que si je soutenais Infantino, cela contribuerait grandement à aider notre fédération.
Toute cette situation s'apparente à du chantage et nous refusons d'y céder, conclut le prince.
Malgré ces pressions, Infantino est loin d'avoir perdu la partie pour le scrutin de mars 2027. L'Italo-Suisse de 56 ans a besoin d'une majorité des 211 fédérations membres pour décrocher un nouveau et dernier mandat de quatre ans.


1 month ago
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