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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe premier ministre Mark Carney affirme que les négociateurs américains ont adopté une attitude qui aurait contraint les industries canadiennes clés – notamment le secteur automobile – soit à devenir des filiales de leurs homologues américaines, soit à être « démantelées ».
Le Canada et les États-Unis menaient des négociations acharnées en vue d’un accord visant à résoudre les points de friction commerciaux de part et d’autre de la frontière. À la veille de l’échéance du 22 août imposée par les États-Unis, M. Carney a suspendu ces pourparlers et a rappelé son équipe au pays.
L’attitude des États-Unis au cours de ces discussions, et au-delà de celles-ci, a consisté à considérer que les industries canadiennes clés deviendraient des filiales de facto des industries américaines ou seraient soumises à des conditions qui entraîneraient leur démantèlement progressif au Canada et leur disparition, a déclaré M. Carney lors d’un point de presse avec des journalistes devant l'édifice où se trouve son bureau.
Bien sûr, nous n’allons pas accepter ces conditions, a-t-il affirmé.
Le premier ministre a indiqué qu’une série de problèmes, tous importants, ont empêché le Canada de conclure un accord. Ces problèmes incluent les conséquences sur la langue française et la culture, ainsi que les limitations imposées à la capacité du Canada à commercer librement avec d’autres pays.
M. Carney a déclaré que le Canada était disposé à revenir à la table des négociations dès que les Américains seraient prêts à mener des discussions sérieuses.
Lorsque les Américains cesseront de diffuser des mèmes, de lancer des piques, d’essayer de se montrer intransigeants et commenceront à aborder ces discussions avec sérieux, nous pourrons alors en discuter. Ce n’est pas constructif, mais c’est leur démocratie.
Depuis l’échec des négociations, le président américain Donald Trump et les membres de son cabinet se sont tournés vers les émissions d’actualité et les réseaux sociaux pour attaquer le Canada à plusieurs reprises. M. Trump a signé un décret visant à renommer le lac Ontariolac d'Amérique sur les cartes américaines, et le président ainsi que ses secrétaires ont publié des images générées par l'intelligence artificielle et des mèmes dénigrant le Canada.

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Google se conforme au décret de Trump sur le lac d'Amérique
Carney s'entretient avec les syndicats
M. Carney a discuté mardi, à Ottawa, de l'évolution des négociations commerciales avec des groupes syndicaux.
Un communiqué du cabinet du premier ministre a indiqué que, parmi les groupes présents à la réunion figuraient les syndicats de la construction du Canada, les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, les Métallos, Unifor et Teamsters Canada.
La présidente du Congrès du travail du Canada, Bea Bruske, était également présente. Elle a précisé que la négociatrice en chef du Canada pour le commerce, Janice Charette, et la ministre de l'Emploi, Patty Hajdu, y assistaient aussi.

Bea Bruske, présidente du Congrès du travail du Canada, prend la parole lors du rassemblement organisé par Unifor pour la protéger les emplois au Canada, sur la colline du Parlement à Ottawa, le vendredi 28 août 2026.
Photo : La Presse canadienne / Justin Tang
C’était vraiment positif de pouvoir analyser les défis et les préoccupations des travailleurs en ce moment, ainsi que certaines des solutions que nous souhaitions proposer, a-t-elle dit.
Mme Bruske a ajouté que les représentants syndicaux semblaient tous s’accorder sur le fait que la décision du gouvernement de se retirer des négociations avec les États-Unis était la bonne.
Le Congrès du travail du Canada exhorte le gouvernement à renforcer l’assurance emploi et à soutenir les travailleurs qui perdent leur emploi en raison des répercussions économiques plus larges des droits de douane. Il met également en garde contre l’affaiblissement des droits de négociation collective dans le cadre de la révision actuelle du Code canadien du travail.
Mme Bruske a indiqué que les représentants syndicaux ont réitéré l’importance de soutenir les travailleurs touchés et ont également discuté de la mise en œuvre de grands projets et de la nécessité de lier les investissements à la création d’emplois.
J’ai vraiment eu l’impression que le premier ministre souhaitait entendre la position des travailleurs et celle des différents segments et secteurs de l’économie, a-t-elle conclu. Le point qu'il a soulevé, cependant, c'est que nous ne pouvons pas nous attendre à un retour à la normale de sitôt, que ce soit en novembre prochain ou dans deux ans […] Il y a une nouvelle normalité à laquelle nous devons nous adapter.
Le directeur national du syndicat des Métallos, Marty Warren, était également présent à la réunion. Dans un communiqué de presse, il a dit : Le Canada a eu raison de rester ferme plutôt que d’accepter un mauvais accord, et d’imposer des mesures de rétorsion en réponse à ces tarifs injustifiés.

Marty Warren veut qu'Ottawa aide davantage les travailleurs affectés par la guerre commerciale avec les États-Unis.
Photo : La Presse canadienne / PATRICK DOYLE
Mais ce ne sont pas les travailleuses et travailleurs qui ont déclenché cette guerre commerciale et ils ne devraient pas en payer le prix, a-t-il ajouté. Alors que de nouvelles contre-mesures entreront en vigueur le 8 septembre, la priorité doit être de préserver les emplois et de veiller à ce que les personnes touchées bénéficient du soutien dont elles ont besoin.
Les Métallos demandent au gouvernement d'améliorer l'assurance emploi, de mettre en place un nouveau programme pour aider les travailleurs touchés à conserver leur emploi et de renforcer les politiques d'achat canadien, entre autres mesures. Unifor, le plus important syndicat du secteur privé au Canada, a organisé un rassemblement sur la colline Parlementaire à la fin août pour exhorter le gouvernement à protéger les emplois canadiens contre les pressions commerciales américaines.
Le gouvernement fédéral a annoncé un nouveau plan de soutien aux entreprises et aux travailleurs touchés par la dernière série de droits de douane imposés par Donald Trump. Au total, 7,5 milliards de dollars sont investis dans la modification et l'élargissement des programmes existants et la création de nouvelles sources de financement.
Le gouvernement a précisé que ce financement s'ajoute aux 25 milliards de dollars de programmes d'aide mis en place au cours des 18 derniers mois.
M. Carney s'est entretenu lundi au sujet des tensions avec les États-Unis avec un groupe de chefs d'entreprise issus de sociétés telles que RBC, Bombardier, OpenText et Hydro-Québec.
Les droits de douane de rétorsion canadiens sur près de 28 milliards de dollars de produits américains doivent entrer en vigueur le 8 septembre. Ces droits de douane canadiens varieront entre 15 et 50 % et viseront un large éventail de produits, notamment les produits laitiers, l’acier, le cuivre et certains produits de beauté.
Ces droits de douane constituent une riposte aux droits de 50 % imposés par Donald Trump sur 28 milliards de dollars de produits canadiens, allant des bâtons de hockey au miel.
Les mesures américaines étaient en partie une réponse à la décision prise par toutes les provinces canadiennes, à l’exception de l’Alberta et de la Saskatchewan, de refuser de stocker des produits américains dans les rayons des magasins d’alcool en raison des droits de douane américains sur l’acier, l’aluminium et les automobiles.
Le président Trump a menacé de faire passer les droits de douane sur les véhicules canadiens de 25 % à 50 % dès le début de l'année prochaine, en réponse aux dernières mesures de rétorsion prises par le Canada.


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