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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayS'ils n’ont pas rejeté à l’unisson et sans équivoque tout projet gazier en sol québécois, les candidats de quatre des principales formations politiques sont d’avis qu’il n’y a pas lieu de revoir la loi interdisant la production et l’exploration d’hydrocarbures dans la province.
Je l’ai dit à plusieurs reprises et je le répète aujourd’hui : on n’a pas l’intention de rouvrir la loi à l’heure actuelle, a déclaré la ministre sortante de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Pascale Déry.
Cette loi, introduite par le gouvernement caquiste en 2022, interdit la recherche et la production d’hydrocarbures, dont le pétrole et le gaz naturel, et l’exploration de réservoirs souterrains dans le but de stocker ces ressources.
Avant même de succéder à François Legault, Christine Fréchette s’était dite ouverte à revoir la position du gouvernement sur les gaz de schiste, citant les relations diplomatiques et économiques ardues avec les États-Unis.
Depuis le début de la campagne électorale, la cheffe de la Coalition avenir Québec a maintenu qu’elle n’agirait pas sans avoir l’acceptabilité sociale de la population.
Ce que Mme Fréchette dit, c’est qu’on veut réduire notre dépendance avec les États-Unis, a poursuivi Mme Déry, qui tente de se faire réélire dans Repentigny. On importe beaucoup de gaz naturel. On veut poser la question [et] que les Québécois se prononcent. Je pense que c’est une question légitime à l’heure actuelle, considérant le contexte dans lequel on est.

Pascale Déry, la ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, défend la position de la cheffe de la CAQ de ne pas fermer complètement la porte aux projets gaziers.
Photo : Radio-Canada / Vincent Laurin
Questionnée sur la position du Parti libéral du Québec, la candidate dans la circonscription de Mille-Îles, Virginie Dufour, a affirmé sans détour que la loi sur la production d’hydrocarbures n’avait pas à être revue. Pour les gaz de schiste? On n’est pas là du tout , a-t-elle répondu, en tenant à prendre ses distances de la formation caquiste. Ça, c’est Mme Fréchette qui [en est là].
Bien que le représentant du Parti québécois dans Taschereau, Christian Savard, a défendu que l’avenir du Québec passait par les énergies renouvelables et qu’aucune brèche ne devait être permise à la loi, le candidat de Québec solidaire, Alexandre Boulerice, n’a pas semblé convaincu.

Le candidat de Québec solidaire Alexandre Boulerice a interpellé directement le candidat péquiste Christian Savard sur la position de son parti par rapport aux énergies fossiles.
Photo : Radio-Canada / Vincent Laurin
Je trouve ça intéressant que M. Savard nous parle de l’importance de sortir des énergies fossiles quand son parti laisse la porte ouverte à un gazoduc comme Marinvest, qui va avoir trois stations flottantes sur le fleuve Saint-Laurent et qui va augmenter notre production de gaz à effet de serre, a-t-il lancé.
Ce projet – qui n’a pas encore été officiellement déposé – est piloté par la compagnie norvégienne Marinvest et viserait à transporter du gaz naturel de l’Ouest canadien vers la baie des Anglais, à Baie-Comeau, pour qu’il y soit liquéfié avant de prendre le chemin de l’Europe.
En février, le Parti québécois avait appuyé une motion de Québec solidaire pour s’opposer au projet. Mais après que la proposition fut rejetée, le député Joël Arseneau avait précisé que le PQ restait ouvert à l’analyse de tout projet énergétique et qu’il incombait à Marinvest de démontrer que les bénéfices de ce projet l’emportaient nettement sur les risques financiers et environnementaux .

Christian Savard, qui représente le PQ dans Taschereau, a affirmé que son parti n'avait pas « l’intention d’éventrer la vallée du Saint-Laurent en ouvrant la porte aux gaz de schiste ».
Photo : Radio-Canada / Vincent Laurin
Au micro de Feu vert, dimanche, M. Savard a soutenu que la porte était fermée du côté du Parti québécois.
Étudier un projet, ce n’est pas fermer la porte; c’est la laisser ouverte , a répliqué le candidat solidaire.
M. Boulerice estime que son parti est le seul à rejeter en bloc les projets pétrogaziers et à défendre une position claire, ferme et cohérente sur les gazoducs. Conséquemment, pas question pour nous de toucher à la loi, a-t-il ajouté.
La loi sur les hydrocarbures n’interdit pas le transport de produits pétroliers ou gaziers à travers la province. Mais le recours à l’énergie décarbonée du Québec pour faciliter l’exportation de ressources fossiles soulève une levée de boucliers chez des groupes citoyens et des organisations environnementales.
Le Parti conservateur du Québec, qui a décliné l'invitation à participer au débat sur les ondes d'ICI Première, se distingue des autres formations en voulant relancer l'exploitation du gaz de schiste au Québec, le long de la vallée du Saint-Laurent.
Son chef, Éric Duhaime, a jugé que l'interdiction d'exploiter et de produire des hydrocarbures dans la province découlait d'une loi radicale.
Adaptation face aux changements climatiques, lourd bilan du secteur des transports, cible de réduction des gaz à effet de serre : rattrapez tout le débat de Feu vert sur Ohdio.
Un BAPE générique pour les éoliennes?
Autre dossier pour lequel les candidats souhaitent prendre le pouls des Québécois : le développement de toute la filière éolienne.
Alors que l'Union des producteurs agricoles s'oppose à l'installation de tels projets sur des terres fertiles, de récents avis allant à l'encontre de parcs éoliens en Montérégie sont venus compromettre les plans d'Hydro-Québec.
Face aux inquiétudes – voire même au rejet catégorique – de citoyens aux quatre coins de la province, des voix s'élèvent pour réclamer à nouveau un Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) portant sur l'entièreté du développement éolien.
Une démarche qu'appuie Québec solidaire, a fait savoir Alexandre Boulerice.
Sans s'opposer fermement à l'idée, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec ont dit préférer s'en remettre aux régions du Québec touchées par ces projets éoliens pour mener leurs propres consultations au cas par cas.
Aux yeux de Pascale Déry, le développement de l'énergie et l'électrification sont non négociables et doivent prendre en compte l'acceptabilité sociale des communautés concernées. La ministre sortante de l'Environnement n'a toutefois pas plaidé pour la tenue d'un BAPE générique sur la filière.


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