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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe chef du Parti conservateur du Canada, Pierre Poilievre, a livré un message d’unité à Calgary tout en accusant les politiques du gouvernement fédéral de renforcer les mouvances indépendantistes.
Selon Pierre Poilievre, le non-respect des champs de compétences contenus dans la Constitution par les gouvernements libéraux successifs à Ottawa aurait accentué le sentiment souverainiste en Alberta et au Québec.
Le problème, c’est que le gouvernement fédéral ne fait pas le travail qu’il est censé faire et qu'il met son nez dans les compétences des autres, s’est exclamé le chef de l'opposition officielle.
Il a, entre autres, dénoncé des dépenses et des taxes inflationnistes ainsi que l’utilisation de lois anti-développement visant à éliminer la principale industrie de l’Alberta des libéraux.

Les politiques énergétiques des libéraux pendant les 10 gouvernement de Justin Trudeau sont souvent évoquées dans les débats sur l'indépendance de l'Alberta. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Jason Franson
Pour appuyer son propos, Pierre Poilievre a rappelé que, lorsque le premier ministre conservateur, Stephen Harper, était à la tête du gouvernement canadien, il n’y avait pas de mouvement séparatiste en Alberta, le Parti Québécois était défait et le Bloc Québécois avait été réduit à quatre sièges.
Nous n’avons pas besoin d’un pays différent en Alberta. Nous avons besoin de politiques publiques différentes à Ottawa.
[Il s'agit] de restaurer l’abordabilité des logements, de débloquer l’exploitation des ressources naturelles, de respecter les propriétaires d’armes à feu, de mettre les criminels en prison, de soulager les contribuables, de respecter l’autonomie des provinces et la liberté individuelle, a-t-il ajouté. Ceux qui choisissent de se séparer du Canada ne sont pas nos ennemis.
Une position risquée?
Le directeur de l'Institut d'études canadiennes de l'Université McGill, Daniel Béland, constate que les propositions de M. Poilievre sont cohérentes par rapport au programme du Parti conservateur, puisque ce sont des politiques fédérales qu’il voulait déjà changer.
Le professeur affirme que, comme Pierre Poilievre convoite le poste de premier ministre, il se devait de faire profession de foi en faveur de l’unité canadienne. Il souligne aussi que le chef du Parti conservateur du Canada admet une chose : Il faut faire des concessions à l’Alberta en vue du référendum.
Toutefois, cette position comporte certains risques calculés, selon Daniel Béland.
Cela peut nuire dans certaines régions rurales, mais les conservateurs ont remporté ces comtés par des marges tellement énormes que je ne pense pas qu'ils prennent un gros risque compte tenu que, même en région rurale, les séparatistes sont une minorité.
Il croit aussi qu’un discours faisant appel à des concessions d’Ottawa envers les provinces pourrait donner des arguments aux fédéralistes. Est-ce qu’il n’y a pas un danger que Poilievre donne raison à ceux qui disent que le référendum [est une tactique] de chantage, dit-il.
Brian van Vliet, un sympathisant de Pierre Poilievre, était sur place pour assister à l’allocution : J’ai aimé l’aspect unité du discours, je suis d’accord qu’il faut faire des alliances avec les autres provinces et que l’Alberta doit être entendue.
L’homme ne croit pas que Pierre Poilievre prenne de risques dans son discours, puisque, pour lui, c’est mieux de prendre position et de la maintenir que d’être approximatif et essayer de plaire aux deux côtés.
Pour l’ancien député fédéral Jeff Watson, il était important que le chef de l’opposition officielle actuel défende une Alberta forte dans un Canada uni.
Or, le leader indépendantiste Jeffrey Rath estime que les remontrances des indépendantistes ne sont pas seulement des questions de politiques publiques. Le problème, c’est la Constitution canadienne, clame-t-il.

Jeffrey Rath est une des figures principales du mouvement indépendantiste en Alberta. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Jason Franson
Les politiciens fédéraux comme lui viennent ici et nous lancent de la poudre aux yeux. [...] Je crois que, à la longue, cela renforce le sentiment des Albertains qui veulent que l’Alberta soit indépendante et libre.
Le discours de Pierre Poilievre intervient alors que la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a déclaré le mois dernier que son gouvernement demanderait en octobre aux Albertains s’ils pensent que la province doit rester au sein du Canada ou organiser un référendum contraignant sur la sécession.
Danielle Smith a affirmé que le gouvernement du Parti conservateur uni et elle-même feraient campagne pour que l’Alberta reste au sein du Canada, mais qu’elle n’avait d’autre choix que d’organiser ce référendum après que deux pétitions concurrentes, exprimant les deux camps du débat, eurent chacune recueilli des centaines de milliers de signatures.
Pierre Poilievre a indiqué que son groupe parlementaire et lui mèneraient une campagne à travers l'Alberta cet été pour encourager la population à ne pas tourner le dos au Canada.
Avec des informations de La Presse canadienne


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