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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Pierre Poilievre, a invité au pays l’ancien prince héritier d’Iran, Reza Pahlavi, qui se décrit comme la meilleure option pour ramener l’Iran à la démocratie.
M. Poilievre a fait cette annonce lors d’un événement organisé en Colombie-Britannique, samedi dernier, le 15 août 2026. Il a affirmé à cette occasion qu'il s’entretiendrait en plus par visioconférence avec l'ancien prince héritier.
Le père de Reza Pahlavi est le dernier shah d'Iran. Il a régné sur le pays jusqu’à ce que la révolution islamique de 1979 contraigne sa famille à l’exil.
S’exprimant lors d’un échange public avec des membres de la communauté iranienne, organisé en vue de la prochaine élection partielle dans North Vancouver–Capilano, le chef du PCC a affirmé que ce serait l’occasion de discuter de démocratie et de sécurité.
M. Poilievre n’a pas indiqué qu’il apportait son soutien à M. Pahlavi. Dans un enregistrement de l'événement diffusé par son bureau, il a déclaré que ce n'était pas aux Canadiens ni à aucun gouvernement étranger de dire aux Iraniens qui doit diriger leur pays. Il a formulé son souhait de voir un Iran libre et démocratique, entre les mains du peuple iranien.
Cette déclaration a suscité de vifs applaudissements dans l’assistance. Ce jeudi, M. Poilievre a publié sur ses réseaux sociaux une capture d’écran d’un appel vidéo avec M. Pahlavi.
Je lui ai fait part de l’immense soutien que j’ai constaté au sein de la communauté iranienne de Vancouver, au Canada, ainsi que de son espoir de voir s’instaurer la liberté et un changement démocratique en Iran, a écrit le chef conservateur, ajoutant que le Canada devrait saisir les avoirs du régime iranien afin de soutenir le peuple.
Une personnalité controversée

Reza Pahlavi, fils exilé du dernier shah d'Iran, lors d'une conférence de presse (Photo d'archives)
Photo : Reuters / Abdul Saboor
Âgé de 65 ans, le prince Pahlavi réside dans la région de Washington. Il affirme qu’il serait la meilleure personne pour remplacer l’ayatollah et superviser une transition vers des élections démocratiques.
Le prince Reza Pahlavi s’est imposé comme un leader démocratique, rassembleur et reconnu à l’échelle du pays pour la période de transition de l’Iran, a fait valoir l’ancienne députée provinciale de l’Ontario Goldie Ghamari, qui a siégé sous la bannière progressiste-conservatrice avant de devenir indépendante, dans une pétition déposée ce printemps à la Chambre des communes.
Mais ses détracteurs rappellent que son père dirigeait une dictature soutenue par l’Occident et reprochent à M. Pahlavi de ne pas avoir réussi à mettre en place un programme de gouvernance viable au cours de ses années d’exil.
Dans un commentaire publié en mars, Kaveh Shahrooz, chercheur à l’Institut Macdonald-Laurier, a souligné que M. Pahlavi ne proposait pas une vision de l’Iran reflétant sa diversité ethnique et politique.
Malgré le respect qu’il prétend avoir pour les minorités ethniques iraniennes, M. Pahlavi refuse même d’évoquer le fédéralisme ou les droits linguistiques. Lorsque les partis kurdes ont récemment formé une coalition, il a réagi en menaçant d’envoyer une armée dont il n’a pas encore le commandement, a écrit M. Shahrooz.
Le comportement illibéral et brutal du mouvement qu’il a cultivé contredit ses discours raffinés.
Partisans et détracteurs mènent depuis des années des campagnes acharnées les uns contre les autres sur les réseaux sociaux, et ces efforts se sont intensifiés depuis que les États-Unis se sont joints à Israël pour déclarer la guerre à l’Iran en février.

Tout en souhaitant la fin du régime des mollahs, une partie de la communauté iranienne du Canada n'est pas en faveur d'un retour de la monarchie en Iran. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
M. Pahlavi a déjà assisté à des événements à Toronto, notamment à une manifestation organisée par un groupe iranien et à une autre tenue par un groupe juif défendant la cause d’Israël.
L’Iran est dirigé comme une théocratie islamique, Mojtaba Khamenei ayant pris les rênes du poste de guide suprême en mars après que son défunt père, l’ayatollah Ali Khamenei, eut été tué par Israël. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique, classé par le Canada comme groupe terroriste, exerce un contrôle considérable sur l’État.
L’Iran s’est senti enhardi par l’incapacité du président américain, Donald Trump, à mettre fin à la guerre, Téhéran exerçant un contrôle croissant sur le détroit d’Ormuz, qui abrite des voies maritimes mondiales vitales.
Pas de soutien du Canada
Le bureau de M. Pahlavi n’a pas répondu à une demande de confirmation concernant la rencontre virtuelle avec M. Poilievre. Le bureau du chef conservateur n’a pas précisé quand cette rencontre aurait lieu ni si elle avait déjà eu lieu.
La Presse canadienne a demandé au cabinet de la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, si celle-ci chercherait à rencontrer M. Pahlavi en cas de visite de ce dernier au Canada, mais n’a pas encore reçu de réponse.
En juin, le secrétaire parlementaire de Mme Anand, Rob Oliphant, a déposé une réponse à la pétition de Mme Ghamari, qui demandait au Canada de reconnaître M. Pahlavi comme le représentant légitime du peuple iranien, se prononçant contre cette démarche.
Le Canada ne soutient aucune figure de l’opposition en Iran et se tient aux côtés du peuple iranien dans sa longue et courageuse lutte contre le régime oppressif. L’avenir de l’Iran doit être décidé par le peuple, et le gouvernement appelle les dirigeants iraniens à écouter la voix de leur peuple, a écrit M. Oliphant.
Répression transnationale
Les Canadiens d'origine iranienne ont exprimé leur angoisse face à la répression des manifestations en Iran, affirmant également que Téhéran aurait pris pour cible la communauté iranienne du Canada pour avoir organisé de grands rassemblements contre le régime.
En Iran, des manifestations ont éclaté fin décembre, les Iraniens exprimant leur colère face à la hausse du coût de la vie et aux pénuries d’eau et d’électricité. Les manifestations se sont transformées en rassemblements de masse réclamant publiquement la démission de l’ayatollah Khamenei, avant son décès.
En réponse à ces manifestations, le régime a tué des milliers de personnes et en a arrêté des dizaines de milliers d’autres. Alors que des vidéos montrant la répression brutale se propageaient dans le monde, l’Iran a coupé l’accès à Internet et à la plupart des appels téléphoniques vers l’étranger.
Ottawa a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2012, mais des Canadiens d’origine iranienne affirment que l’Iran a continué d’envoyer des agents pour réprimer les membres de la communauté qui contestent le régime en menaçant leurs proches restés au pays.
En 2022, Ottawa a sanctionné Morteza Talaei, haut responsable militaire iranien, quelques mois après qu’il eut été aperçu en train de s’entraîner dans une salle de sport à Richmond Hill, une banlieue proche de Toronto où vivent de nombreux Canadiens d’origine iranienne.
En janvier 2025, l’enquête sur l’ingérence étrangère a conclu dans son rapport final que l’Iran se concentre sur la répression transnationale pour empêcher la critique de son gouvernement. L’Iran s’appuie sur des groupes criminels pour mener à bien ses activités d’ingérence et procède à du harcèlement psychologique en ligne.


2 weeks ago
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