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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe bilan humain de la catastrophe naturelle survenue à la frontière du Népal et de la Chine continue de s’alourdir. Selon les derniers décomptes, près de 600 personnes ont perdu la vie et environ 2500 personnes manquent toujours à l’appel.
Parmi ces disparus, il y a 32 citoyens et résidents permanents canadiens, mais aucun décès n'est recensé à ce stade, a fait savoir Anita Anand, la ministre fédérale des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse ce vendredi midi.
En tout, 417 personnes d'origine étrangère sont toujours recherchées.
Affaires Mondiales Canada dispose des noms des personnes disparues et est en contact avec les familles, mais ne partage aucune information sur leur identité pour l'instant.
Anita Anand encourage toute personne qui a des membres de sa famille dans la région à contacter le centre d'urgence ouvert 24 heures sur 24 au 613-996-8885.
Les recherches dans les montagnes de l’Himalaya se poursuivent dans des conditions très difficiles, a aussi indiqué la ministre qui parle d'une catastrophe sans précédent.
Les modalités de recherche sont très difficiles. Il n'y a pas de communications et il est difficile d'obtenir de l'information
Selon elle, les inquiétudes sont vives sur place car de la pluie est attendue dans la zone sinistrée par le passage meurtrier du torrent de boue et d’eau, mercredi. Les niveaux de la rivière Bhote Koshi pourraient encore monter.
Cinq fonctionnaires fédéraux sont arrivés hier pour prêter assistance au Consul honoraire du Canada au Népal.
Ils parlent avec des entreprises qui organisent des expéditions, rencontrent les officiels et visitent les sites où les ressortissants canadiens pourraient s'être mis en sécurité, a détaillé Mme Anand.
Urgence humanitaire
Randeep Sarai, le secrétaire d’État au développement international, a annoncé une aide d'urgence de 5 millions de dollars, qui sera répartie entre la Croix-Rouge, les agences onusiennes et des ONG canadiennes déployées sur place.
Du matériel d'urgence canadien est disponible à Dubaï et peut être acheminé rapidement, a-t-il également rapporté.
Selon l'Autorité nationale de gestion des risques de catastrophe du Népal, 3742 personnes ont été secourues à ce jour. Une vaste mobilisation s'est organisée dans toute la région montagneuse, où près de 15 000 intervenants et bénévoles prêtent main-forte.
De nombreuses organisations tirent la sonnette d'alarme face à la crise humanitaire engendrée par le cataclysme. La Croix-Rouge estime que 93 000 personnes dans la région ont été affectées et sont dans le besoin.
L'UNICEF rapporte pour sa part que 17 000 enfants nécessitent une aide d'urgence, alors que 18 écoles ont été complètement détruites et 20 autres ont été endommagées.
Les infrastructures de la région frontalière sont gravement endommagées. Plusieurs routes d’importance étant inutilisables, certaines localités ne sont plus accessibles que par la voie des airs.
Rishi Basnet, un guide touristique népalais, a expliqué en entrevue à Radio-Canada que la mousson rend la tâche des secouristes plus complexe en raison des précipitations importantes.

Des milliers de personnes manquent encore à l'appel dans la région frontalière entre le Tibet et le Népal.
Photo : Getty Images / Ritesh Shukla
Cause probable
Bien que la cause exacte du désastre ne fasse pas encore l'objet d'un consensus scientifique, l'hypothèse principale, avancée notamment par le ministère chinois des Affaires étrangères, pointe vers l'effondrement d'un glacier au Népal, qui aurait temporairement obstrué un cours d'eau en haute altitude.
Les habitants de la région et les visiteurs ne sont pas au bout de leurs peines. Un lac de retenue d’un volume de 2,5 millions de mètres cubes s’est formé dans les derniers jours, en raison de l’accumulation de débris lors des crues dévastatrices.
Les autorités rapportent que cet amas dangereux commence à déborder et pourrait causer une nouvelle crue destructrice.

Les inondations causées par le torrent ont causé la mort d'au moins 584 personnes dans la région frontalière de l'Himalaya.
Photo : Getty Images / Ritesh Shukla
Touristes à risque
Selon Malo Cordier, un voyageur français au Népal, l’industrie du tourisme souffre énormément en ce moment. Les gens viennent au Népal pour aller dans les montagnes et faire des randonnées. Il faut donc prendre en compte qu’une économie est suspendue, a-t-il dit aux ondes de RDI, vendredi, en ajoutant que cette industrie est vitale pour le pays.
M. Basnet avance que la région durement touchée par le désastre est particulièrement fréquentée par des randonneurs et des pèlerins qui cherchent notamment à se rendre au Tibet.
Avec les informations de La Presse Canadienne, de l'AFP et de Reuters


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