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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayOttawa a strictement encadré la rencontre entre la ministre des Affaires étrangères au Canada avec son homologue chinois, Wang Yi, ne permettant qu’à quelques photographes et caméramans d’y accéder. Selon le chef conservateur, Pierre Poilievre, accuse le gouvernement Carney d’« importer des protocoles du régime de Pékin ici, au Canada ».
M. Carney a décidé de protéger le ministre de Pékin en ne permettant pas aux médias d’entrer dans la pièce, et en publiant seulement des photos d’État, a-t-il fustigé en point de presse. C’est comme ça qu’on fait à Pékin, et, maintenant, Mark Carney importe cette façon de faire ici.
Avant le début d’une réception à huis clos entre les délégations chinoise et canadienne, Mme Anand et M. Wang se sont serrés la main pour des photos et ont chacun prononcé une brève allocution.
M. Wang, dont c'est la première visite du genre en 10 ans, a aussi rencontré le premier ministre Carney en après-midi. Encore une fois seuls les photographes officiels ont eu accès à l’événement.
Nous sommes un pays libre et démocratique, pas un État autoritaire, a insisté Pierre Poilievre. C’est inquiétant.

Pierre Poilievre a tenu, vendredi, un point de presse sur la récession technique dans laquelle le Canada est plongé.
Photo : Radio-Canada / Felix Desroches
Mark Carney ne supporte pas les questions difficiles, car son illusion s'effondre dès qu'on l'examine de près.
Du côté du Bloc québécois, le porte-parole en matière d'Affaires étrangères, Alexis Brunelle-Duceppe, a lui aussi accusé Ottawa d'avoir une nouvelle fois plié devant le régime de Xi Jinping, le président chinois. Si le régime chinois étouffe et méprise chez lui la liberté de presse, il doit savoir qu’il est en tout autrement dans les pays du monde libre qui respectent les droits humains les plus élémentaires, a-t-il déclaré par courriel.
Pour un premier ministre qui souhaitait se tenir debout face à l’hégémonie des grandes puissances, on aura vu mieux.
Radio-Canada a contacté en après-midi, vendredi, les bureaux du premier ministre et de la ministre des Affaires étrangères pour obtenir une réaction à ces accusations.
En évitant les questions des journalistes, l’intention du gouvernement Carney était peut-être d’éviter un incident comme celui qui s’était produit il y a une décennie presque jour pour jour.
Le 1er juin 2016, Wang Yi avait été piqué au vif par la question d’une journaliste sur la question des droits de l’homme en Chine, lors d’un point de presse avec le ministre canadien des Affaires étrangères de l’époque, Stéphane Dion.
M. Wang s’était lancé dans une longue diatribe contre la journaliste l’accusant d’être arrogante et irresponsable et de porter un préjudice inacceptable à contre la Chine. Stéphane Dion, lui, n’était pas intervenu.

Wang Yi s'était emporté contre une journaliste qui lui a posé une question sur le respect des droits de l'homme en Chine.
Photo : La Presse canadienne / Justin Tang
Momentum
Dans son allocution, Mme Anand a réitéré l’objectif du Canada d’augmenter de 50 % ses exportations vers la Chine d’ici 2030 et s'est engagée à continuer à développer la relation Canada-Chine de manière responsable.
Les échanges commerciaux entre les deux pays ont d’ailleurs atteint les 125,1 milliards de dollars en 2025, a-t-elle souligné.
M. Wang, lui, a estimé que le Canada pourrait plutôt faire doubler ses exportations en Chine.

Les ministres ont prononcé des discours d'ouverture, avant le début de la rencontre à huis-clos.
Photo : La Presse canadienne / Spencer Colby
Nous nous concentrons sur le renforcement de notre collaboration avec la Chine, d’expliquer la ministre Anand, qui a tout de même assuré qu’elle souhaitait défendre les intérêts économiques et sécuritaires, ainsi que les valeurs du Canada dans ce processus.
Anita Anand a dit vouloir surfer sur le momentum qui profite à la relation actuellement.
En janvier, le premier ministre Mark Carney a conclu un accord avec Pékin, notamment pour autoriser l’entrée au Canada de 49 000 voitures électriques avec un faible droit de douane.
Cela a marqué un net réchauffement de la relation entre les deux pays. Cette relation était auparavant plus glaciale, marquée récemment par des droits de douane canadiens de 100 % sur les véhicules chinois et des droits de douane chinois de 100 % sur le canola canadien.


1 week ago
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