Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Lindsay Clancy, accusée du meurtre de ses trois enfants, reçoit une vague de soutien

6 days ago 4

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Écouter l’article | 7 minutes

La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Des sympathisantes de Lindsay Clancy se sont rassemblées aujourd’hui à l’extérieur de la Cour supérieure du comté de Plymouth, dans le Massachusetts, où se déroule le procès de cette mère de famille accusée d’avoir tué ses trois enfants.

Aux États-Unis, ce procès a provoqué un débat qui va bien au-delà de ce cas particulier et qui concerne la prise en charge des troubles mentaux associés à la maternité.

La défense de Lindsay Clancy ne conteste pas les meurtres. Mais elle soutient qu'elle n'est pas pénalement responsable parce qu'elle souffrait de troubles bipolaires et de psychose post-partum, un trouble de santé mentale rare et méconnu qui peut altérer le sens de la réalité d'une nouvelle mère.

Pour les sympathisantes de la mère de famille, en majorité des femmes, il s’agit de faire passer un message : les nouvelles mères ont besoin d'aide, et elles ne l'obtiennent pas.

Des femmes devant un tribunal, avec le drapeau américain en arrière-plan.

Une foule se presse devant la Cour supérieure de Plymouth, au Massachusetts, pour assister aux conclusions du procès de Lindsay Clancy, accusée d'avoir tué ses trois enfants.

Photo : afp via getty images / JOSEPH PREZIOSO

Marta Quijano, l’une d’entre elles, explique qu’elle a pu s’en rendre compte dans l’exercice de sa profession de médecin et dans son expérience de la maternité : Les femmes voient leurs inquiétudes balayées du revers de la main, et ce n'est pas juste, témoigne-t-elle

Je ne pense pas que les gens comprennent vraiment à moins d'être passés par là, abonde Danielle Buckley, qui a fait cinq heures de route depuis le Maine pour assister aux réquisitions et aux plaidoiries. Ils veulent seulement la voir punie pour ce qui est arrivé à ses enfants.

Responsabilité pénale?

Lindsay Clancy, 36 ans, est accusée d'avoir tué ses trois enfants en 2023 pendant que son mari de l'époque faisait une course.

Les jurés ont appris que la femme a étranglé Cora (5 ans), Dawson (3 ans) et Callan (8 mois) avec des bandes d'exercice dans le sous-sol de leur maison de la banlieue de Boston, à Duxbury.

Elle a ensuite tenté de se donner la mort en sautant d'une fenêtre du premier étage, ce qui l'a laissée paralysée.

L'accusation soutient que Clancy est coupable de trois chefs de meurtre au premier degré, car elle a planifié d'éloigner son mari de la maison afin de pouvoir commettre les meurtres.

La défense plaide l’irresponsabilité pénale en raison de ses problèmes de santé mentale.

Des journalistes entourent un homme en costume-cravate, avec des lunettes de soleil.

L'avocat de Lindsay Clancy, Kevin Reddington, plaide l'irresponsabilité pénale de sa cliente.

Photo : Getty Images / Mel Musto

Les jurés ont entamé leurs délibérations hier, jeudi, après les plaidoiries qui ont clôturé ce procès qui a duré un mois.

Si elle est reconnue coupable, Lindsay Clancy risque la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

Si elle est jugée non coupable en raison d'un manque de responsabilité pénale, elle sera internée dans un hôpital psychiatrique de l'État.

Je suis Lindsay Clancy

La mère de famille souffrait d'hallucinations et de délires qui ont commencé après la naissance de son troisième enfant, selon son avocat.

Le jour des meurtres, elle dit avoir entendu une voix qui lui disait : C'est ta dernière chance. Tue les enfants pour pouvoir te tuer.

En plus des rassemblements devant le tribunal, une immense vague d'empathie s'est manifestée en ligne. Sur les réseaux sociaux, des personnes ont partagé leurs propres expériences lorsqu'elles ont tenté d'obtenir un soutien psychologique après l'accouchement.

Certaines ont publié des messages tels que Je suis Lindsay Clancy. D'autres ont partagé des photos d'elles lors de moments difficiles accompagnées des mots Pareil pour moi, Lindsay.

Peu importe ce que nous disons, rien d'utile ne se produit. Beaucoup d'entre nous mentent, de peur qu'on nous retire nos enfants. Celles qui disent la vérité se heurtent généralement à un mélange de stigmatisation, de rejet et de blâme – rarement à un soutien significatif.

Liz Cadeaux, une mère de famille, s’est confiée, en larmes, dans une vidéo TikTok.

Ce procès de Lindsay Clancy m'a touchée de manière si viscérale, c'est si proche de ce que j'ai vécu, a-t-elle déclaré en incitant d'autres mères en difficulté à chercher de l'aide.

Ces campagnes sur les réseaux sociaux ont aussi suscité des réactions négatives, notamment des articles d'opinion et des chroniques qui se demandent comment tant de mères peuvent sympathiser avec une femme qui a tué ses enfants.

Il faut plus de soutien, dit une psychiatre

Pour la médecin Crystal Clark, cheffe du service de psychiatrie à l'hôpital Women’s College de Toronto, ce procès résonne auprès de nombreuses femmes non pas parce qu’elles s’identifient aux gestes meurtriers, mais parce qu’elles comprennent la souffrance, la recherche d'aide, la détresse et le désespoir qu'elle a éprouvées.

Celle qui est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada en santé mentale reproductive y voit aussi l'effet d’une sensibilisation accrue aux troubles mentaux comme la dépression post-partum.

Selon elle, de plus en plus de personnes sont capables d'identifier et de nommer ce qu'elles ont vécu, y compris le sentiment de ne pas être entendues.

Ne pas être entendue est très effrayant.

Les jurés ont appris que 13 médicaments psychiatriques différents avaient été prescrits à Lindsay Clancy par différents professionnels de la santé.

Ses avocats affirment qu'elle a fait tout son possible pour obtenir de l'aide, en se rendant aux urgences, en appelant une ligne de prévention du suicide et en se faisant interner dans un hôpital psychiatrique.

Dans Psychology Today, la psychothérapeute Kaytee Gillis estime que ce procès peut créer de l’angoisse chez de nombreuses femmes qui ont une longue histoire de rejet ou de mauvaise interprétation de leurs problèmes de santé physique et mentale.

Il touche à quelque chose que beaucoup de femmes connaissent déjà intimement : la sensation de demander de l'aide et de ne pas pouvoir en trouver, a écrit Kaytee Gillis.

La psychose post-partum reste rare

Au Canada, la dépression et l'anxiété post-partum touchent près d'un quart des mères ayant récemment accouché, selon des données de Statistique Canada de 2019.

La psychose post-partum – l'apparition soudaine de symptômes psychotiques après l'accouchement – est beaucoup plus grave. Les chercheurs estiment que ce trouble touche 1 à 2 femmes sur 1000 après l'accouchement.

La Dre Clark estime que les nouvelles mères ne reçoivent pas assez de soutien durant cette période où elles peuvent se sentir très vulnérables. Il faut en faire plus pour repérer les mères qui souffrent et ont besoin d'aide, et pour offrir une intervention précoce, dit-elle.

Même si le procès a sensibilisé le public à la psychose post-partum, la Dre Clark craint une augmentation de la stigmatisation.

Elle dit avoir constaté une hausse du nombre de patientes qui s'inquiètent de savoir si elles pourraient risquer de tuer leurs enfants, même s'il s'agit d'une issue extrêmement rare, et que la psychose post-partum est elle-même une maladie rare.

Selon une étude de 2024 publiée dans les Archives of Women's Mental Health, une psychose post-partum non traitée est associée à un taux d'infanticide d'environ 4 %.

La dépression post-partum, l'anxiété post-partum et le TOC post-partum ne sont pas associés à la psychose post-partum. Il est très improbable que ces maladies mènent à un infanticide , a précisé la Dre Clark.

Les jurés poursuivent leurs délibérations au sujet des meurtres commis par Lindsay Clancy aujourd’hui.

D’après un texte de Natalie Stechyson, CBC

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway