Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Les chiens qui gardent le tipi

3 weeks ago 11

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Cet été, ma famille et moi avons pris la route vers l’est, de Winnipeg jusqu’au lac Washagami, dans le nord de l’Ontario. Nous avons longé la rive nord du lac Supérieur, nous arrêtant pour faire le plein, manger et explorer plusieurs communautés des Premières Nations.

À Netmizaaggamig Nishnaabeg, aussi connue sous le nom de Première Nation de Pic Mobert, nous cherchions l’endroit où se tenait le pow-wow annuel. Après avoir emprunté quelques mauvaises routes, nous sommes passés devant une maison où plusieurs chiens sont apparus. Ils ont aboyé, couru à côté de notre véhicule et fait passer un message très clair.

C’était chez eux et nous étions des étrangers.

Mes fils Édouard et Julien ont lancé, en riant : Ne mettez pas vos mains dehors par la fenêtre.

Robert Falcon Ouellette est un anthropologue originaire de la nation crie Red Pheasant, en Saskatchewan. Il se spécialise dans les domaines de l'éducation autochtone, de l'éthique militaire et des sciences politiques. Il est titulaire d'un doctorat et de deux maîtrises de l'Université Laval. Il a également servi au sein des Forces armées canadiennes et a été député libéral fédéral de Winnipeg-Centre de 2015 à 2019. Il est aujourd'hui professeur agrégé à la Faculté d'éducation de l'Université d'Ottawa.

On les appelle parfois des rez dogs, les chiens de réserve. L’expression peut être affectueuse ou méprisante. Elle peut désigner un chien de famille bien-aimé qui se promène librement entre les maisons, un animal abandonné à la recherche de nourriture ou encore une meute capable de devenir dangereuse.

Cet été, au Manitoba, ce danger est devenu tragiquement réel.

Amanda Nobiss, une bénévole de 37 ans travaillant au sauvetage d’animaux, est morte après s’être rendue dans la Première Nation ojibwée de Sandy Bay pour aller chercher des chiots. Une autopsie a laissé croire qu’elle avait été tuée par des chiens. Deux animaux ont ensuite été euthanasiés.

Sa mort soulève une question difficile. Comment protéger les gens tout en respectant la place que les chiens occupent depuis très longtemps dans les communautés des Premières Nations?

Le gardien du savoir cri Wilfred Buck raconte une histoire qui remonte à une époque où les êtres humains n’avaient pas encore de chiens. Les gens comptaient sur des gardiens chargés de rester éveillés pendant la nuit afin d’avertir le camp lorsque des ennemis approchaient. Parfois, les gardiens s’endormaient. Le camp devenait vulnérable.

Le loup, notre frère aîné, avec le coyote et le renard, vit ce qui se passait. Des chiots furent alors envoyés dans les quatre directions pour vivre auprès des êtres humains.

Ils devinrent les chiens qui sont restés à nos côtés.

J’aime cet enseignement parce que le chien n’est pas entré dans notre camp simplement pour devenir un animal de compagnie. Il est arrivé avec une responsabilité : surveiller, avertir et protéger.

Les chiens ont également contribué à la survie des peuples autochtones. Avant que le cheval ne transforme la vie dans les Plaines, ils tiraient des travois transportant de la nourriture, des effets personnels et des perches de tipi. Ils voyageaient avec les familles, accompagnaient les chasseurs et protégeaient les campements. Ils vivaient près des enfants et des aînés.

Peut-être que les chiens que nous avons rencontrés à Pic Mobert remplissaient encore cette ancienne responsabilité. Ils ne savaient pas que nous étions simplement une famille à la recherche d’un pow-wow. Ils savaient seulement que des étrangers venaient d’entrer sur leur chemin et s’approchaient de l’endroit qu’ils considéraient comme leur maison.

Des milliers d’années plus tard, ils faisaient encore leur travail.

Mais une relation ancienne ne peut pas servir d’excuse à la négligence.

Une meute de chiens errants dans une réserve autochtone au Manitoba.

Plusieurs communautés autochtones ont des problèmes dus à une surpopulation de chiens abandonnés ou non désirés. Ces chiens errants peuvent ensuite former des meutes qui peuvent devenir agressives. (Photo d'archives)

Photo : Katie Powell/Save A Dog Network

Certains chiens sont abandonnés. D’autres se reproduisent au-delà de ce qu’une communauté peut raisonnablement accueillir. Des animaux affamés peuvent former des meutes. Des chiens malades souffrent. Des animaux agressifs peuvent rendre les routes dangereuses pour les enfants, les aînés, les visiteurs et même pour les autres chiens.

Les Premières Nations le savent.

J’ai connu des chefs qui prennent très au sérieux la question des populations canines. Lorsque leur nombre devient trop important ou que certains animaux deviennent dangereux, des communautés avertissent les résidents et retirent les chiens sans propriétaire. Ailleurs, des cliniques vétérinaires sont invitées dans les communautés pour offrir des vaccins, de la stérilisation et des soins de base.

Un chien peut officiellement appartenir à une famille tout en passant ses journées entre les cousins, les grands-parents et les voisins. Une personne le nourrit le matin et une autre lui donne des restes au souper. Il dort devant une maison aujourd’hui et devant une autre demain.

Pour une personne venue de l’extérieur, ce chien peut sembler abandonné.

Dans la communauté, tout le monde sait peut-être exactement à qui il appartient.

Cela ne veut pas dire que toutes les pratiques doivent demeurer inchangées. Un animal dangereux reste un animal dangereux. Mais les solutions ne peuvent pas simplement être importées de Winnipeg, de Toronto ou d'Ottawa et imposées à des communautés qui ont une histoire et des réalités différentes.

Amanda Nobiss s’est rendue à Sandy Bay parce qu’elle voulait aider les animaux. Sa mort devrait pousser les gouvernements, les organismes de protection animale et les Premières Nations à construire ensemble quelque chose de plus sécuritaire.

Il doit être possible de faire une place à la fois à la sécurité et à la tradition.

Le chien n’a jamais été simplement un animal errant aux limites de notre camp. Il transportait nos biens, veillait sur nos enfants et nous protégeait pendant notre sommeil.

Un ancien traité, sans papier ni parole.
Nous prenions soin du chien.
Et le chien prenait soin de nous.
Le traité tient-il encore?

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway