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Le nombre de navires ayant emprunté le détroit d'Ormuz est tombé à huit mardi, son plus bas niveau depuis une semaine, selon les données maritimes, les armateurs évitant à nouveau cette voie navigable stratégique en raison de la poursuite des hostilités au Moyen-Orient.
Ce total de 8 navires est inférieur à la moyenne sur dix jours, qui est d'environ 12, selon les données de Kpler. Un seul navire, un charbonnier, a quitté le détroit, tandis que les autres sont encore en train de le traverser.
Les sept navires entrant dans le détroit ont tous emprunté la route iranienne. Les données du LSEG montrent de leur côté 11 transits mardi, contre 14 la veille.
En temps ordinaire, de 130 à 140 navires traversent chaque jour le détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement un cinquième du transport maritime mondial d'hydrocarbures.
Mais, en représailles à la guerre déclenchée contre lui le 28 février par les États-Unis et Israël, l'Iran a de facto fermé le détroit – provoquant une hausse des cours du pétrole – et n'entend le rouvrir qu'à ses propres conditions.
Par ailleurs, mardi, quatre membres d'équipage ont été tués dans une attaque des Houthis du Yémen (Ansar Allah) contre un navire marchand dans le détroit de Bab el-Mandeb, a déclaré le gouvernement yéménite, tandis que les gardes-côtes yéménites ont signalé que deux secouristes sont également morts dans cette attaque.
De son côté, l'armée américaine a confirmé avoir tiré, au large du Pakistan, deux missiles pour immobiliser un navire-cargo battant pavillon panaméen, qui se dirigeait selon elle vers un port iranien.
Trump répète que c'est lui qui contrôle le détroit
De son côté, Donald Trump a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient un contrôle total du détroit d'Ormuz et qu'ils allaient le garder.

Le président américain Donald Trump lors d'une annonce à la Maison-Blanche (Photo d'archives).
Photo : Reuters / Evelyn Hockstein
Mais dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran alors que les États-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.
Les États-Unis ont un contrôle total du détroit d'Ormuz. JE PENSE QUE NOUS ALLONS LE GARDER! Tout le monde qualifie notre blocus naval de "mur d'acier" et l'Iran ne peut rien faire contre ça, a assuré le président américain.
Donald Trump a signalé dans ses récentes déclarations qu'il misait désormais surtout sur la pression économique à long terme sur Téhéran.
Le toujours imprévisible président américain n'évoque plus, pour le moment, de nouvelles offensives militaires ou diplomatiques.
Les Iraniens n'ont pas de marine, ils n'ont pas d'armée de l'air, les soldats qu'il leur reste ne sont pas payés, a encore écrit le milliardaire républicain sur sa plateforme.
Ils n'ont pas d'argent. Leur pays est "foutu", a-t-il ajouté, faisant état d'un taux d'inflation qui serait de 300 % dans le pays.
Mardi, le guide suprême de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Mojtaba Khameneï, a annoncé une série de nominations à la tête de l'armée et des Gardiens de la révolution.
Avec les informations de Reuters et Agence France-Presse


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