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Le retour au jeu de Nick Suzuki doit attendre

6 hours ago 2

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Nick Suzuki ne reviendra pas au jeu face aux Jets de Winnipeg, mardi soir, même s’il a participé à l’entraînement matinal et qu’il s’exerce maintenant sur une base quotidienne avec l’équipe.

Le Canadien présentera d’ailleurs la même formation que celle avec laquelle il a vaincu les Penguins de Pittsburgh samedi. C’est donc dire que Kirby Dach, même s’il devait avoir soigné son virus, ne reprendra pas sa place. Les jeunes Owen Beck et Florian Xhekaj auront une autre chance de se faire valoir et le gardien recrue Jacob Fowler sera de retour devant le filet.

Le CH surfe sur une séquence victorieuse de cinq matchs, et il a été impeccable en l’absence de Suzuki. Seule ombre au tableau : l’avantage numérique continue de piétiner.

Certes, il n’avait pas vraiment pris son envol en présence du capitaine avec un taux de succès de seulement 14,8 %. Or, l’attaque à cinq n’a marqué aucun but en 13 occasions lors des 5 dernières rencontres.

Je pense que c’est d'être plus direct, c'est de faire les jeux avec conviction, a dit l’ailier Zachary Bolduc, qui a inscrit les deux seuls buts du Canadien à 5 contre 4 cette saison.

Je pense que c'est d'aller dans les endroits où c'est ouvert rapidement, et non pas juste y aller tout bonnement et tranquillement.

L’entraîneur-chef Martin St-Louis n’a pas contredit Bolduc. Mais, à ses yeux, le joueur en possession de la rondelle doit bénéficier de bonnes options plus rapidement. Autrement dit, ce sont les joueurs qui sont loin de la rondelle qui ne jouent pas avec suffisamment de conviction.

Suzuki et Ivan Demidov manquent à l’appel, et il n’y a pas vraiment de continuité dans le personnel utilisé en supériorité numérique, mais le Canadien n’attendra pas le retour de ses deux attaquants pour corriger cela.

Ça ne change pas les principes, et il y a des principes présentement qui nous manquent un peu. C’est la vitesse des joueurs loin de la rondelle. Il faut qu’ils s’ouvrent et qu’ils anticipent. Tu peux ramener Demidov et Suzuki, mais si on ne comprend pas ces principes-là… On les a déjà compris avant, mais pour une raison ou une autre, on est lents.

Et pour ajouter à ça, je dirais qu’à la vitesse qu’on joue, on aurait peut-être été correct l’année passée. Mais en général, à travers la ligue, les désavantages sont beaucoup plus agressifs. Il faut s’adapter à la vitesse de l’autre équipe.

Suzuki se remet d’une blessure au haut du corps, résultat d’un tir bloqué contre les Sharks de San José (nouvelle fenêtre), le 20 octobre. La durée de son absence a été évaluée à deux à quatre semaines (nouvelle fenêtre).

On avait projeté le même échéancier en ce qui a trait à Demidov. Mardi, cela a fait quatre semaines que cette évaluation a été annoncée, et le jeune Russe n’a toujours pas recommencé à patiner.

Un gardien de but dans son uniforme de hockey.

L'ancien gardien des Jets Connor Hellebuyck a fait partie d'un nombre grandissant de vedettes ayant exprimé le souhait de changer d'adresse.

Photo : Getty Images / Rich Gagnon

Un groupe heureux et uni

Le passage des Jets à Montréal, que le Canadien retrouve un peu plus d’une semaine après les avoir affrontés à la Classique Héritage, remet l'échange du gardien Connor Hellebuyck sur la sellette, surtout que les Jets n’ont remporté aucun de leurs neuf derniers matchs.

C’est la mode en ce moment dans la LNH de voir des joueurs vedettes faire pression auprès de leur équipe pour changer d’adresse.

Hellebuyck faisait partie d’une catégorie de joueurs, qui inclut aussi Dylan Larkin, des Red Wings de Détroit, qui souhaitaient déménager même s’ils étaient sous contrat à long terme avec leur formation.

Un groupe plus nombreux réunit des joueurs dont l’échéance du contrat était à l’horizon et qui ont indiqué à leur formation qu’ils ne souhaitaient pas signer de nouvelles ententes avec elle. On l’a vu la saison dernière avec Quinn Hughes à Vancouver et avec Brady Tkachuk à Ottawa, cet été avec Kirill Marchenko à Columbus, et tout récemment avec Nikita Kucherov à Tampa Bay.

Le Canadien, pendant ce temps, est dans une position intéressante. Il est bien placé pour accueillir une vedette mécontente ailleurs, que ce soit en raison des nombreux actifs qu’il peut donner en échange, mais aussi de la flexibilité salariale dont il dispose pour contenter n’importe quelle catégorie de joueurs.

Pour le moment, il semble également à l’abri du mécontentement contagieux que l’on observe ailleurs. Il compte sur un groupe tissé serré dont tout le monde veut continuer de faire partie.

À quelques heures de l’affrontement face aux Jets, le centre Jake Evans a indiqué qu’il ne voyait pas comment un joueur du Canadien pourrait exprimer le souhait de s’en aller comme on le voit ailleurs dans la ligue.

Ça a commencé il y a peut-être cinq ou six ans, a dit Evans. On avait connu une année difficile, mais on s'est tout de suite mis à construire quelque chose, et ça commence avec ceux qui sont à la tête de l'équipe. Les gars qui sont restés ici et ceux qu'on a ajoutés ont tous adhéré à notre projet. C’est vraiment un vestiaire auquel il fait bon participer. Et si on ajoute à cela la ville, la patinoire, les amateurs, je pense qu’il faudrait être fou pour ne pas vouloir jouer ici. C’est très amusant.

Je n’ai absolument rien à redire… à part peut-être la météo parfois. Mais avec l’ambiance qui règne dans ce vestiaire et tout ce qui l’entoure, j’ai du mal à imaginer que quelqu’un voudrait partir.

 Tellement hockey

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