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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe gouvernement canadien, par la voix de son secrétaire d'État aux Sports, Adam van Koeverden, s'oppose « fermement » à la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) de réintégrer les équipes russes aux compétitions internationales de hockey sur glace, annoncée vendredi. Il affirme qu'il maintiendra les restrictions visant leur participation aux événements organisés sur son territoire.
Le Canada maintient, comme il le fait depuis 2022, que la Russie ne devrait pas être représentée dans les compétitions sportives internationales tant que se poursuit son invasion à grande échelle de l'Ukraine, qui est illégale et injustifiable, affirme Adam van Koeverden dans une déclaration écrite à Radio-Canada Sports.
Cette position soulève notamment des questions quant à la participation éventuelle de la Russie au prochain Championnat du monde junior, qui se tiendra du 26 décembre 2026 au 5 janvier 2027 à Edmonton et à Red Deer, en Alberta.
Le gouvernement canadien n'a pas précisé quelles mesures supplémentaires il pourrait prendre pour empêcher la participation des équipes russes aux compétitions organisées en sol canadien.
La décision du TAS
La Russie doit être autorisée à revenir aux Championnats du monde de hockey sur glace, a statué vendredi le Tribunal arbitral du sport (TAS), annulant ainsi une exclusion en vigueur depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.
Cette décision constitue une victoire majeure pour la Russie face aux efforts visant à l’exclure des compétitions sportives internationales en raison de la guerre en Ukraine. Le président russe, Vladimir Poutine, est un grand amateur de hockey. Il a déjà disputé des matchs amicaux aux côtés d’anciennes étoiles de ce sport.
Le TAS a annulé les décisions de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) qui excluaient la Russie des compétitions de la saison 2026-2027, notamment les Championnats du monde masculin et féminin. La Russie n’a pas non plus participé aux tournois olympiques en 2026.
Le retour de la Russie jette un voile d’incertitude sur le déroulement du Championnat du monde masculin de 2027 en Allemagne, étant donné que l’Ukraine s’est également qualifiée.
Manque de preuves
Dans un bref communiqué, le TAS a invoqué l’absence de preuves suffisantes pour étayer les préoccupations de l'IIHF en matière de sécurité.
Le TAS a précisé que sa décision ne se prononçait ni sur des questions telles que celle de savoir si la Russie devrait être tenue de jouer sans symboles nationaux en tant qu’équipe d’athlètes neutres, comme c’est le cas dans certains autres sports olympiques, ni sur d’autres conséquences organisationnelles.
L'IIHF a exprimé sa déception et a déclaré qu’elle maintient que ses décisions étaient nécessaires pour protéger la sûreté et la sécurité de tous les participants et préserver l’intégrité de ses compétitions.
Bien que l'IIHF respecte l’autorité du TAS et se conformera à sa décision, cette conclusion ne dissipe pas les préoccupations qui ont motivé ses évaluations, a ajouté la Fédération internationale.
Le ministre russe des Sports, Mikhaïl Degtyaryov, a écrit sur le réseau social Telegram que le TAS avait reconnu le bien-fondé des demandes de la Fédération russe de hockey sur des points essentiels.
Des incertitudes
Cette décision du TAS constitue un défi immédiat pour le nouveau président de l'IIHF, Franz Reindl, dont le pays d’origine, l’Allemagne, accueillera le Championnat du monde masculin l’année prochaine.
Le président de la Fédération allemande de hockey, Frank H. Lutz, a déclaré vendredi que l’Allemagne restait opposée à la participation de la Russie et que l’admission de la Russie aurait pour nous, en tant qu’hôtes, des conséquences importantes sur les plans de la sécurité, de la politique et des finances.
On ne sait pas encore comment la Russie pourrait être réintégrée, le tirage au sort ayant déjà eu lieu.
L’ajout d’une équipe entraînerait des groupes déséquilibrés et un tournoi encore plus long afin de pouvoir disputer davantage de matchs.
Exclure une équipe qualifiée pour faire place à la Russie risquerait de susciter un tollé, surtout s’il s’agit de l’Ukraine. Celle-ci a été la dernière à se qualifier pour le Championnat du monde masculin, mettant fin à une attente de 20 ans, et occupe la dernière place au classement parmi les 16 équipes actuellement participantes.
La Fédération ukrainienne de hockey a déclaré qu'elle contestait cette décision et a fait valoir que les préoccupations en matière de sécurité n'avaient fait que s'intensifier depuis 2022. L'Ukraine n'a pas précisé quelle serait son approche concernant le championnat du monde.
L'IIHF a indiqué que les modalités pratiques seront décidées après avoir évalué la décision.
Les fédérations nationales de hockey sur glace de la Suède, de la Finlande et de la République tchèque ont toutes fait part de leur déception face à cette décision. Toutefois, le président de la Fédération suédoise de hockey sur glace, Anders Larsson, a déclaré à l'agence de presse suédoise TT qu’un boycottage n’était pas à l’ordre du jour.
La Finlande a indiqué que les joueurs pourraient, à titre individuel, choisir de ne pas participer aux tournois auxquels participe la Russie.
D'abord, les mondiaux juniors?
Le premier tournoi auquel la Russie pourrait participer est le Championnat du monde junior masculin, qui se déroulera à Edmonton et à Red Deer, au Canada, à partir du 26 décembre.
Les autres événements concernés par cette décision sont le Championnat du monde féminin, à Québec, l’année prochaine, et le Championnat du monde des moins de 18 ans de 2027, au Minnesota et en République tchèque.
Dans l’histoire du Championnat du monde masculin, les 27 titres de la Russie ou de l’Union soviétique ne sont devancés que par les 28 du Canada. La Russie a remporté sa dernière médaille d’or en 2014. Le meilleur résultat de la Russie au Championnat du monde féminin est une médaille de bronze.
Depuis 2022, la Russie organise des matchs amicaux avec des équipes de développement, principalement contre ses voisins, le Bélarus et le Kazakhstan. L'IIHF a également exclu le Bélarus, invoquant les mêmes préoccupations que pour la Russie. La décision rendue vendredi par le TAS ne faisait aucune mention du Bélarus.
Prochain objectif : le soccer?
La Russie pourrait maintenant se tourner vers le soccer, où ses équipes nationales et ses clubs restent exclus des grandes compétitions.
Le secrétaire général de la Fédération russe de soccer, Maxim Mitrofanov, a déclaré que la règle devait être la même pour tous, selon des propos rapportés par l’agence de presse d’État Tass.
La FIFA et l’UEFA, l’instance dirigeante européenne, ont exclu les équipes russes des qualifications pour la Coupe du monde et de la Ligue des champions depuis 2022, date à laquelle la FIFA avait fait valoir devant le TAS que les menaces de boycottage formulées par les prochains adversaires de la Russie risquaient de plonger la Coupe du monde dans le chaos.
La FIFA a autorisé une équipe masculine russe à jouer sous son drapeau national lors de la première édition de la Coupe du monde et du Festival des moins de 15 ans en Azerbaïdjan, qui s'est amorcée la semaine dernière et s’achève samedi.


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