PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayC'est une entente « gagnant-gagnant » entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador qui sera présentée au public la semaine prochaine, possiblement lundi, en lien avec la centrale de Churchill Falls.
Selon des sources proches du dossier, chaque province va recevoir beaucoup plus d'électricité que ce qui était prévu dans l'entente précédente. Près de 40 % en plus pour le Québec et entre 25 et 60 % de plus pour Terre-Neuve-et-Labrador.
Dans l'entente de principe survenue en 2024, le Québec devait bénéficier de 7200 mégawatts (MW) d'électricité et Terre-Neuve-et-Labrador, de 1900 MW.
Selon nos informations, avec le nouvel accord, le Québec recevra plutôt 10 000 MW et Terre-Neuve-et-Labrador, au moins 2350 MW, possiblement jusqu'à 3000 MW. Certains détails restent à préciser.
À titre de comparaison, sur la Côte-Nord, le complexe hydroélectrique de la Romaine génère un peu plus de 1500 mégawatts d'électricité.
C'est un très grand pas vers la réalisation des ambitions du Plan 2035 d'Hydro-Québec et même l'atteinte de son objectif de doubler sa production d'ici 2050.
À l'échelle du Québec, cet ajout massif de 10 000 MW représente une augmentation de 27 % de la capacité de production totale actuelle de la province.
Pour parvenir à augmenter d'autant l'électricité produite, les deux parties se sont entendues pour développer une centrale hydroélectrique de Gull Island encore plus puissante et rehausser encore plus la capacité de production des turbines de la centrale existante de Churchill Falls.
Par ailleurs, le nouvel accord prévoit de la production éolienne, ce qui n'était pas dans l'entente de principe de 2024.
Selon nos sources, c'est surtout là que réside le changement entre les deux ententes. Le prix de vente de l'électricité n'aurait à peu près pas varié.

Tony Wakeham est premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador depuis 2025.
Photo : La Presse canadienne / Paul Daly
Le nouveau premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, avait remis en question la précédente entente. Il réclamait plus de puissance et plus de valeur, et il aurait obtenu ces gains sans avoir à faire plier le Québec sur le prix. La province atlantique pourra vendre davantage d'électricité, principalement au Québec, et en tirer des profits.
Une entente négociée par Hydro-Québec et non le gouvernement
Depuis mercredi, les partis d'opposition s'inquiètent que l'entente se soit conclue de manière précipitée, juste avant les élections québécoises. Ce n'est toutefois pas le gouvernement Fréchette qui a mené les négociations, mais plutôt Hydro-Québec directement.

Claudine Bouchard a succédé en 2025 à Michael Sabia comme présidente-directrice générale d'Hydro‑Québec.
Photo : Radio-Canada / Patrick Butler
L'intervention du gouvernement fédéral a facilité l'issue de la négociation. Ottawa a offert son soutien pour du développement économique à Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que le maintien d'un crédit d'impôt pour la production d'électricité.
Le gouvernement de Mark Carney sort lui aussi gagnant de cet accord, puisqu'il a promis de doubler la capacité de production d’électricité au Canada d’ici 2050.

La centrale hydroélectrique Romaine-3, vue des airs.
Photo : Hydro-Québec
Ceux qui craignaient qu'Hydro-Québec développe un ouvrage hydroélectrique sur une nouvelle rivière au Québec peuvent dormir tranquilles pour un bon nombre d'années.
La présence d'un volet éolien dans cette nouvelle entente montre la place centrale qu'occupe ce moyen de production d'électricité renouvelable dans la stratégie d'Hydro-Québec.
Depuis 2024, la société d'État a annoncé des ententes pour cinq projets éoliens de grande envergure, avec un potentiel de 12 500 mégawatts additionnels. Ces projets sont développés en partenariat avec des Premières Nations et des municipalités.
Une entente pas encore dévoilée, qui fait réagir
Christine Fréchette a réitéré vendredi que les négociations avaient été menées par Hydro-Québec et non la province. Bien sûr, on était au fait de ce qui se discutait, mais au jour le jour, ce sont les équipes d’Hydro-Québec qui étaient à l’œuvre et, de notre côté, on s’est assurés que ces discussions-là respectaient le cadre établi, a-t-elle affirmé en point de presse.
Le chef libéral Charles Milliard réclame de son côté plus de transparence. Une entente avait déjà été signée en 2024, qu’est-ce qui a changé? Quel est le rôle du fédéral? Sur quoi le gouvernement du Québec a-t-il abdiqué?, a-t-il lancé vendredi.
Quant au Parti québécois, leur porte-parole en matière d'énergie, Pascal Paradis, remet en question la légitimité de Christine Fréchette de signer une entente à quelques jours du déclenchement des élections. La question demeure : "à quel prix, cette signature à quelques jours du déclenchement des élections? Quelle légitimité pour Christine Fréchette?"
Un défi demeure : obtenir l'aval des Innus du Labrador
Dans les derniers mois, Hydro-Québec a signé un protocole d'entente avec la Première Nation innue de Sheshatshiu, dont le territoire accueille la centrale de Churchill Falls et le site du projet de Gull Island. L'accord comprenait aussi la Nation innue qui représente environ 3200 personnes dans tout le Labrador.
Une élection aura lieu dans les prochains jours dans le conseil de bande et un référendum doit s'ensuivre. Le résultat sera déterminant pour la société d'État.

Certains Innus du Labrador se sont opposés au développement hydroélectrique de leur territoire.
Photo : Radio-Canada / Andrea McGuire
Churchill Falls, une saga depuis 57 ans
En 1969, une entente avait été conclue entre les deux provinces pour permettre à Hydro-Québec d'acheter de l'électricité de Churchill Falls à très bas prix.
Encore aujourd'hui, la société d'État québécoise paie 0,2 ¢ le kilowattheure pour presque toute la production de la centrale de 5428 mégawatts, et ce, jusqu’en 2041.
Mécontent de la situation, le gouvernement terre-neuvien a contesté l'accord en cour à de nombreuses reprises, sans succès.
L'entente de principe de 2024, signée entre les ex-premiers ministres François Legault et Andrew Furey, prévoyait une hausse progressive des tarifs, qui passaient à 2 ¢ le kilowattheure en 2025 et à 7 ¢ le kilowattheure de 2041 à 2075.
La nouvelle entente prévoit dorénavant des approvisionnements sécurisés jusqu'en 2077.


3 weeks ago
8



















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·