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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa joueuse de tennis de London en Ontario Kayla Cross s’apprête à faire ses premiers pas chez les professionnelles. À 21 ans, elle participera pour la première fois aux qualifications aux Internationaux des États-Unis, un tournoi du Grand Chelem, à New York.
C’est vraiment spécial, confie-t-elle à Radio-Canada. La Londonienne, qui a déjà participé à des tournois du Grand Chelem chez les juniors, espère maintenant accéder pour la première fois à un tableau principal à ce niveau chez les professionnelles.
Cette nouvelle étape survient après un été particulièrement fructueux pour la jeune athlète, qui a notamment remporté le tournoi de Granby avant de signer sa première victoire sur le circuit de la WTA à l’Omnium Banque Nationale.
Un parcours qui l’a menée bien au-delà de sa ville natale, mais qui a commencé sur les courts de London. Pour Kayla Cross, ses récents succès sont aussi la preuve que l’endroit où commence le parcours d’un athlète ne détermine pas jusqu’où il peut aller.
Il n’est pas nécessaire d’être dans une grande ville pour avoir de grands rêves.
Elle souligne que London compte de bons entraîneurs et des installations qui permettent aux jeunes de faire leurs premiers pas dans le sport, même si elle-même a éventuellement dû partir s’entraîner à Toronto et à Montréal pour atteindre le niveau supérieur.
Des courts de London aux grandes scènes du tennis
Bien avant de rêver aux Internationaux des États-Unis, Mme Cross passait ses étés sur les courts en terre battue du London Hunt and Country Club. Ses parents l’y déposaient pour des camps de tennis où elle pouvait passer la journée à frapper la balle. L’hiver, elle poursuivait ses entraînements à Greenhills.

Kayla Cross a commencé à participer à des tournois de l’Association de tennis de l’Ontario dès la catégorie des moins de 8 ans, avant de se démarquer sur les circuits provincial et national. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Chris Young
À l’époque, rien ne la destinait encore exclusivement au tennis. Elle pratiquait plusieurs sports et ce sont d’abord son père et ses frères, eux-mêmes joueurs de tennis, qui lui ont donné envie de prendre une raquette.
Je voulais être comme mes frères. Je voulais être comme mon père, raconte-t-elle.
Le tennis est ainsi longtemps resté une activité familiale et un plaisir avant de devenir une véritable ambition. Ce n’est que vers 13 ou 14 ans que la Londonienne a commencé à en faire sa priorité, alors que son entourage lui faisait comprendre qu’elle devrait éventuellement choisir entre le tennis et le soccer.
La pandémie a contribué à faire pencher la balance. Mme Cross a alors choisi de se consacrer au tennis et a quitté London pour intégrer le programme national à Montréal. C’est à ce moment, dit-elle, qu’elle a véritablement décidé de tenter d’atteindre le prochain niveau.
Le plaisir demeure néanmoins au cœur de son approche, même une fois passée au niveau professionnel.
Si on aime ce qu’on fait, travailler fort devient un peu plus facile.
À 21 ans, elle dit encore chercher cet équilibre entre les nombreuses heures d’entraînement et les moments consacrés à sa famille et à ses amis, afin de conserver l’envie de retourner sur le terrain.
Un déclic cette saison
Plusieurs années après avoir fait le choix de se consacrer au tennis, Mme Cross estime aujourd’hui que les différentes facettes de son jeu commencent à se rejoindre.

Kayla Cross avec le trophée des Championnats Banque Nationale de Granby, qu’elle a remportés en juillet 2026. Cette victoire lui a aussi permis de décrocher une invitation au tableau principal de l’Omnium Banque Nationale. (Photo d’archives)
Photo : X/Twitter: LSU Women's Tennis
La Londonienne dit notamment avoir gagné en maturité et en force physique au cours de la dernière année. Son service s’est amélioré et, surtout, son approche mentale a changé : plutôt que de se laisser déstabiliser lorsque les résultats ne viennent pas immédiatement, elle cherche davantage à rester fidèle à son jeu et à recommencer au point suivant.
C’est lors de son passage à Granby cet été qu’elle dit avoir véritablement pris conscience de ses progrès. En remportant le tournoi, elle a notamment réussi à renverser des matchs où elle tirait de l’arrière, une capacité qu’elle associe à une meilleure constance mentale.
Je me suis dit : je peux le faire. J’ai le niveau pour être là.
Cette confiance l’a accompagnée quelques semaines plus tard à l’Omnium Banque Nationale. Invitée au tableau principal, elle a battu la Britannique Katie Boulter en deux manches pour obtenir, à sa troisième apparition dans un match du circuit, la première victoire de sa carrière sur le circuit de la WTA.
Cette percée change aussi peu à peu les personnes qui l’entourent. À 21 ans, Mme Cross se retrouve désormais dans les mêmes vestiaires que certaines des meilleures joueuses au monde. À Toronto, elle a notamment eu l’occasion de s’entraîner avec Coco Gauff et de jouer en double aux côtés de Bianca Andreescu.
Certaines joueuses que j’ai toujours admirées pourraient maintenant se retrouver dans mon tableau. C’est un peu fou à dire.
Cette nouvelle proximité avec l’élite est surtout une source de motivation pour la Londonienne, qui décrit les expériences comme celle vécue à Toronto comme autant d’occasions d’apprendre.
Cap sur New York
Avant de se mesurer aux qualifications des Internationaux des États-Unis, Mme Cross partage son temps entre l’entraînement à Toronto et quelques jours de repos à London, où elle profite de sa famille et de ses chiens après un été chargé.
Elle prévoit arriver à New York plusieurs jours avant le début de la compétition afin de s’habituer aux terrains et à l’environnement. D’ici là, les journées alternent entre les heures passées sur le court, les séances au gymnase et le repos.

Les qualifications des Internationaux des États-Unis réunissent 128 joueuses qui se disputent 16 places dans le tableau principal du tournoi en simple. (Photo d’archives)
Photo : Associated Press / Yuki Iwamura
Pour la Londonienne, le retour à New York aura une saveur particulière. Elle y a déjà vécu l’expérience des tournois du Grand Chelem chez les juniors. À l’époque, évoluer dans cet environnement lui avait donné un aperçu de la scène qu’elle espérait un jour retrouver chez les professionnelles.
Ça m’a donné un peu plus d’espoir que je pouvais revenir et ça m’a motivée à travailler pour y arriver comme professionnelle, raconte-t-elle.
Cette fois, l’objectif est de franchir une étape supplémentaire : se tailler une place dans le tableau principal.
Mais peu importe le résultat à New York, Mme Cross voit déjà cette saison comme une réussite. Pour la suite, elle souhaite continuer à gagner en constance, améliorer son classement en simple comme en double et participer plus régulièrement à des tournois de la WTA. À terme, elle veut pouvoir accéder à ces compétitions grâce à son classement plutôt que par l’entremise d’invitations.
Il faut aussi célébrer les petites victoires, souligne-t-elle. C’est ce qui permet de rester motivée et de continuer à vouloir aller plus loin.


3 weeks ago
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