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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayL’ex-procureure générale américaine Pam Bondi a une seconde fois témoigné devant la Chambre des représentants vendredi concernant sa gestion des dossiers Epstein, mais cette fois, derrière des portes closes.
L’audience, qui a débuté en fin de matinée et dont les transcriptions seront révélées dans les prochains jours, était grandement attendue par les démocrates et une partie des républicains depuis la publication des dossiers relatifs au trafiquant sexuel Jeffrey Epstein.
L’avocate de 60 ans, qui avait géré cette longue opération qui s’est étalée de décembre à février, a finalement été écartée par Donald Trump le 2 avril dernier.
Selon plusieurs médias américains, le président s’était montré insatisfait du travail de sa procureure générale dans cette affaire, tandis que la Maison-Blanche a officiellement invoqué une réorientation de carrière. Mme Bondi a également avoué cette semaine avoir été traitée pour un cancer de la thyroïde dans les derniers mois.
C’est la première fois que l’ex-procureure générale accepte de témoigner devant la Commission de surveillance et de réforme de la Chambre des représentants – et la deuxième fois devant le Congrès, après une audience tumultueuse en février.
Confessions ou déceptions?
Longs délais avant la publication, fichiers lourdement caviardés, victimes mal protégées : la publication des dossiers Epstein sur le site web du département de la Justice, qui s’est étalée sur deux mois, a été sévèrement critiquée sur l’ensemble du spectre politique américain.
La Chambre des représentants tente depuis plusieurs mois de convoquer Pam Bondi devant ses différentes commissions afin de la questionner sur l’affaire. En février, une première commission avait réussi à avoir sa participation, mais peu de réponses concluantes en étaient sorties.

De nombreux passages des dossiers Epstein ont été caviardés par le département de la Justice, qui affirme que cette censure partielle permet de « protéger des éléments sensibles à l’enquête ».
Photo : Associated Press / Jon Elswick
Les élus ont donc misé sur ce deuxième témoignage vendredi, mais, selon les premiers éléments internes, le dénouement semble encore une fois mitigé.
A priori, Pam Bondi n’a jamais eu à prononcer le fameux Je le jure devant Dieu en ouverture d’audience : elle aurait refusé de témoigner sous serment, une procédure qui aurait pu lui valoir des poursuites fédérales en cas de propos jugés infondés.
De plus, l’ex-procureure générale aurait accepté de participer à cette deuxième audience à condition de témoigner à huis clos, sans caméras et uniquement devant les membres officiels de la commission. De quoi limiter fortement la portée de son témoignage, selon les démocrates.
Malgré tout, selon les premiers éléments ressortis par la chaîne NBC, Pam Bondi aurait offert quelques précisions sur la manière dont les dossiers Epstein ont été publiés. En ouverture, l’ex-procureure générale a d’abord reconnu des erreurs de caviardage dans les documents.
Robert Garcia, un élu démocrate présent à l'audience, a affirmé vendredi après-midi que Pam Bondi avait essentiellement relégué toute responsabilité sur Todd Blanche, qui était son assistant au département de la Justice. Elle a dit [durant son témoignage], et je cite : "Todd Blanche gérait l'ensemble de l'enquête sur Epstein", a déclaré Robert Garcia en mêlée de presse.
Todd Blanche a maintenant pris la relève de Pam Bondi comme procureur général des États-Unis.

Todd Blanche, ex-avocat personnel de Donald Trump, a remplacé Pam Bondi à la tête du département de la Justice depuis le 2 avril 2026. (Photo d'archives)
Photo : Associated Press / Jacquelyn Martin
Les transcriptions officielles de l’audience seront publiées par la Commission de surveillance et de réforme, mais cela pourrait prendre plusieurs jours, selon les médias américains.
Bien que les victimes d'Epstein n’aient pas été autorisées à assister à l'audience, elles auraient pris la parole avant l’ouverture, principalement pour critiquer Pam Bondi. Elles lui reprochent notamment de ne pas avoir suffisamment protégé leur identité dans les documents dévoilés, tandis que l’identité d’autres personnes influentes a été censurée.
Selon le média Axios, Donald Trump aurait récemment nommé Pam Bondi à un comité de conseil gouvernemental sur l'intelligence artificielle.


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