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Ex-stagiaire soupçonnée d’espionnage à l’OTAN : l’opposition à Ottawa veut une enquête

3 weeks ago 10

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Des députés du Parti conservateur et du Bloc québécois ont demandé la tenue d’une réunion d’urgence du comité de la sécurité publique de la Chambre des communes afin d’enquêter sur les allégations d’espionnage visant une ancienne stagiaire canadienne. Cette dernière a récemment été arrêtée par les autorités belges.

Ces allégations sont extrêmement préoccupantes et soulèvent de sérieuses questions quant aux processus de filtrage de sécurité nationale du Canada, a écrit jeudi le député conservateur Frank Caputo dans une lettre adressée au député libéral Jean-Yves Duclos, président du Comité permanent de la sécurité publique et nationale.

Le Parlement doit déterminer s’il y a eu des lacunes dans le système de filtrage de sécurité du Canada et si ces lacunes auraient pu exposer des renseignements sensibles ou mettre en danger la sécurité du Canada et de nos alliés.

Les signataires de la lettre

Frank Caputo, Parti conservateur, Kamloops-Thompson-Nicola

Rhonda Kirkland, Parti conservateur, Oshawa

Dane Lloyd, Parti conservateur, Parkland

Chak Au, Parti conservateur, Richmond-Centre–Marpole

Claude DeBellefeuille, Bloc québécois, Beauharnois–Salaberry–Soulanges–Huntingdon

Le signataire de la lettre, Dane Lloyd, avait lui-même envoyé une déclaration au ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, qui a promis de se pencher sur le dossier.

Comportements suspects

Biwei Zhang était stagiaire au Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) de l'OTAN, situé dans la ville belge de Mons.

Les autorités de la Belgique n'ont pas révélé le nom de l'accusée ni fourni de détails sur son identité, mais une enquête menée par CBC News a permis d'identifier l'accusée comme étant Biwei Zhang, une ingénieure en systèmes ayant une formation en économie.

Une femme portant des lunettes.

Une enquête de CBC News a permis d'identifier que Biwei Zhang était l'accusée dans cette affaire. (Photo d'archives)

Photo : Site web du Réseau de coordination des conseils

Le curriculum vitae en ligne de Mme Zhang indique qu’elle a précédemment travaillé pour l’Agence spatiale canadienne et Statistique Canada.

Des sources des services de sécurité, s’adressant à des médias européens, dont l’agence de presse Reuters, ont déclaré que la stagiaire aurait eu un comportement suspect qui a attiré l’attention des services de sécurité interne de l’OTAN.

Selon les médias belges, Mme Zhang se montrait excessivement curieuse à l’égard de ses collègues, avait tendance à pénétrer dans des zones où elle n’était pas autorisée à aller et aurait accédé à des dossiers ne relevant pas de ses attributions professionnelles au sein du service informatique du SHAPE.

Mme Zhang est actuellement détenue par les autorités de sécurité en Belgique. Les allégations portées contre elle n’ont pas été prouvées devant un tribunal.

Le ministre de la Sécurité publique promet des réponses

Dans sa déclaration, M. Caputo a indiqué que le comité examinera comment Mme Zhang a pu obtenir un stage au quartier général militaire de l’OTAN, quels contrôles de sécurité ont été effectués avant qu’on lui accorde l’accès, si des préoccupations ont été soulevées par les autorités canadiennes ou alliées, et si une surveillance adéquate a été assurée.

Frank Caputo parle, les mains ouvertes.

Le député conservateur Frank Caputo figure parmi les membres de l'opposition qui réclament une enquête. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Spencer Colby

Le ministre de la Sécurité publique a déclaré qu’il mènerait une enquête sur les processus de vérification de sécurité du Canada et qu’il "irait au fond des choses". Les Canadiens méritent de savoir ce qui s’est passé, et le Parlement a la responsabilité d’exiger ces réponses, a déclaré M. Caputo.

La semaine dernière, le premier ministre Mark Carney a laissé entendre que les responsables canadiens de la sécurité n’avaient pas été pris au dépourvu par cette arrestation.

D'après un texte (nouvelle fenêtre) de Peter Zimonjic, de CBC News

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