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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayPrès de 3 millions de Québécois éprouvent des difficultés en lecture. C’est un obstacle supplémentaire à la requalification des travailleurs à un moment où l’intelligence artificielle (IA) menace de perturber de nombreux emplois.
Un peu plus de la moitié des Québécois ont un niveau insuffisant de littératie pour comprendre un texte plus complexe, comme une directive au travail, un contrat ou un texte de la longueur d’un article de journal, souligne un rapport de la Fondation pour l’alphabétisation dévoilé lundi.
C’est l’une des raisons qui expliquent pourquoi certains participants abandonnent les programmes de requalification professionnelle, élaborés pour améliorer leurs perspectives d’emploi.
Ils vont avoir de la difficulté à comprendre un langage d’enseignement qui est plus technique, évoque l’économiste Pierre Langlois en marge du dévoilement d’un rapport qu’il a réalisé pour le compte de la Fondation pour l’alphabétisation.
Cette vulnérabilité pourrait compliquer les efforts déployés pour réorienter les travailleurs qui sont déclassés par l’IA ou l’automatisation de la chaîne de production dans le secteur manufacturier.

Il est plus difficile pour un travailleur de se réorienter vers un autre domaine d'emploi ou d'acquérir des compétences nouvelles s'il éprouve des difficultés en lecture. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / BakiBG
Tout indique évidemment que les métiers de demain seront de plus en plus techniques et, donc, ça prend des apprentissages très précis pour aller chercher la compétence dans ce secteur-là, prévient l’économiste.
Les compétences des travailleurs en lecture, en mathématique et en résolution de problèmes sont des outils cruciaux dans le marché du travail.
Si ça, c'est fragile [...], ça devient difficile de rajouter des briques et d'aller chercher les certifications, les formations nécessaires pour performer dans des secteurs de pointe, souligne M. Langlois.
Autant les travailleurs que les employeurs en sortent perdants, selon le Conseil du patronat du Québec (CPQ) et le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), qui ont participé à la présentation du rapport à Montréal.
En améliorant les compétences des Québécois en lecture, l’économie du Québec pourrait croître de 5,9 milliards de dollars, estime le rapport.
Pour le président du CCCD, Michel Rochette, la faiblesse d’une majorité de Québécois en littératie est l’éléphant dans la pièce, dont on ne parle pas suffisamment lorsqu’il est question de la croissance économique du Québec.
Si on veut parler de productivité, de rehaussement de compétences, de valorisation du travail, ça passe aussi par une meilleure compréhension de notre propre langue.
Le vice-président des politiques de main-d’œuvre au CPQ, Daye Diallo, abonde dans le même sens. On parle d'accroître la productivité du Québec; et accroître la productivité du Québec, ça passe par des employés mieux formés.
Or, le sujet est tabou et le problème est souvent trop invisible, même pour les proches de cette personne, constate le président du conseil de la Fondation pour l'alphabétisation, Patrick Lutzy.
Invisible dans nos entreprises, invisible dans nos commerces, invisible dans nos institutions, invisible dans notre système de santé et parfois même invisible dans nos propres familles, constate-t-il.


2 weeks ago
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