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Orgo-Life the new way to the future Advertising by Adpathway« J’invite ceux qui sont déçus par le leadership du Parti libéral à envisager de se rallier à la Coalition avenir Québec. »
Ce genre d’injonction à l’électorat est monnaie courante dans les derniers milles d’une campagne. Or, à 34 jours du scrutin, la cheffe caquiste Christine Fréchette a déjà commencé à plaider sa cause auprès des électeurs libéraux qui pourraient être rebutés par la campagne de Charles Milliard.
C’est qu’un sondage Léger publié mardi dans les pages du Journal de Montréal montre que la glissade du PLQ semble se poursuivre, au profit de la CAQ.
Je pense qu' il y a plusieurs personnes qui se sont rapprochées puis ont décidé de s'allier à nous pour cette prochaine élection générale, a estimé Christine Fréchette.
Je pense que ça devrait amener des gens qui ont tendance à voter libéral à plutôt considérer notre coalition.
Le candidat caquiste dans Borduas, Simon Jolin-Barrette, a enfoncé le clou en mêlée de presse peu de temps après. Tout le monde est le bienvenu dans l’équipe de Mme Fréchette, a lancé ce pilier du mouvement nationaliste à la CAQ.
C’est ça que les Québécois veulent. Ils ne veulent pas des chicanes entre fédéralistes et souverainistes, a-t-il ajouté.

Le candidat caquiste Simon Jolin-Barrette, qui brigue un quatrième mandat dans Borduas, et sa cheffe, Christine Fréchette.
Photo : Radio-Canada / Dany Pilote
Revenez à la maison, dit Milliard
Appelé à réagir mardi matin, le chef libéral s’est moqué de cette tentative de Christine Fréchette de rallier les électeurs fédéralistes.
Mme Fréchette tente désespérément de sauver sa peau depuis qu'elle est cheffe de la Coalition avenir Québec, a-t-il lancé. Une journée, on essaie de faire de beaux yeux aux péquistes, le lendemain aux conservateurs; ce matin, on s'essaie avec les libéraux. J'imagine que ce seront les solidaires demain.
Les souverainistes lucides devraient faire attention, et les fédéralistes devraient revenir à la maison, a-t-il ajouté.

Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Charles Milliard, était de passage à Sherbrooke le 1er septembre, une deuxième fois en cinq jours.
Photo : Radio-Canada / John Jaramillo
En après-midi, le chef libéral est revenu devant les caméras pour fustiger les propos de sa vis-à-vis de la CAQ. M. Milliard a jugé quand même incroyable que, en 72 heures, Mme Fréchette essaie de nous faire croire qu'elle est à la fois souverainiste et fédéraliste.
Souverainiste, je comprends [...]. Mais fédéraliste? Vraiment? Vraiment? s'est demandé à deux reprises M. Milliard. Elle est cheffe de la Coalition avenir Québec, un parti qui est né pour casser du sucre sur le dos du Canada.
Aujourd'hui, j'ai un message pour les Québécois : ne croyez pas aux amours imaginaires de Christine Fréchette. Si vous êtes fédéralistes, la seule vraie maison qui existe, c'est le Parti libéral du Québec.
Le gros point d’interrogation de PSPP
L’appel au vote stratégique de Christine Fréchette a fait apparaître un gros point d’interrogation, dans une bulle, comme dans une bande dessinée au-dessus de la tête du chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon.
Normalement, cette partie-ci de la campagne est pour parler de la vision, des promesses importantes et de ce qu’on peut faire dans la vie des Québécois, a-t-il lancé en mêlée de presse mardi après-midi. Les appels au vote, typiquement, ont lieu trois ou quatre jours avant le vote.
M. St-Pierre Plamondon a néanmoins profité des caméras pour y aller de son propre appel aux électeurs. Je me suis adressé aux Québécois lucides, qui font partie du 82 % des Québécois qui se disent on ne fera quand même pas 12 ans avec la CAQ, avec la quantité de gaspillage et d’improvisation qu’on a vécue.
Les gens sont les bienvenus dans le Parti québécois, a-t-il dit.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, en conférence de presse, la 31 août 2026
Photo : Radio-Canada / Mathieu Potvin
Qui profitera de la Carneymania?
La victoire décisive des libéraux fédéraux à l’élection partielle dans Chicoutimi–Le Fjord s’est également invitée dans la campagne provinciale mardi.
Mark Carney s’affiche jusqu’ici davantage avec Christine Fréchette qu’avec Charles Milliard. Qu’à cela ne tienne, ce dernier s’est réclamé du même type de leadership que M. Carney.
Moi, ce que j'aime du premier ministre du Canada actuellement, c'est que c'est un développeur, a lancé M. Milliard. C'est quelqu'un qui veut aller à la rencontre des Canadiens, à la rencontre des entreprises, des travailleurs, puis chercher des solutions pour faire grandir la tarte économique du Québec et du Canada.
Les gens apprécient le fait que [Mark Carney] se tient debout face aux Américains.
Je pense qu'on peut jouer un rôle encore plus grand dans cette équipe-là avec M. Carney. Avec un gouvernement qui est fier de dire que le Québec appartient au Canada et qui veut jouer un rôle encore plus important, a ajouté le chef libéral.
La CAQ y voit un appétit des Québécois pour la stabilité. Si les Québécois veulent un gouvernement stable, qui va affronter les tarifs de Donald Trump [...], ils doivent choisir l’équipe de Christine Fréchette, a lancé Simon Jolin-Barrette en mêlée de presse.
On a montré qu’on est capable de travailler avec le gouvernement canadien, mais aussi de faire respecter nos champs de compétences, a estimé pour sa part Christine Fréchette.


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