PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY
Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayÉcouter l’article | 7 minutes
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
La course contre la montre se poursuit pour retrouver plus de 1400 personnes portées disparues le long de la frontière entre le Népal et le Tibet, où un torrent meurtrier d’eau et de boue a déferlé, mercredi, à la suite de l’effondrement d’un glacier.
Trente Canadiens manquent toujours à l’appel, a indiqué la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, dans une déclaration publiée jeudi.
Étant donné les conditions extrêmement difficiles sur le terrain, ce nombre pourrait fluctuer au fur et à mesure que nous recevons de nouvelles informations. Nos agents consulaires travaillent à établir le contact avec ces personnes et à confirmer qu’elles sont en sécurité, a écrit la ministre.
Au moins 390 personnes ont perdu la vie dans cette catastrophe, selon les plus récents bilans des autorités.
Bharat Raj Paudyal, l’ambassadeur du Népal au Canada, a déclaré mercredi que, même s’il ne pouvait pas fournir de détails concernant l’identité des Canadiens recherchés, la région touchée est populaire auprès des randonneurs et constitue également une route fréquemment empruntée par les pèlerins.
L’entreprise de randonnée pédestre Himalayan Glacier, notamment, a confirmé à CBC News qu’elle cherche à obtenir des informations sur 10 Canadiens portés disparus parmi ses groupes.

3:12
Rishi Basnet, guide touristique indépendant, réagit à la situation depuis Katmandou.
D’autres personnes venant du Canada voyageaient avec la Fondation Isha, établie en Inde, a déclaré l’organisation à un guide-interprète travaillant pour CBC News.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la Fondation Isha affirme qu’un de ses groupes comprenait 12 Canadiens. Ces derniers étaient arrivés mercredi à 9 h 05 au bureau de l’immigration du comté de Gyirong, au Tibet, pour entrer au Népal, précise-t-elle. L'organisation dit être sans nouvelles de ces voyageurs depuis que la crue a frappé.
Recherches laborieuses dans les décombres
Le puissant mur d'eau et de boue qui a submergé la région, balayant des villages entiers, a coûté la vie à 359 personnes côté népalais, selon un nouveau bilan de la police locale, et à trois autres dans le territoire voisin du Tibet.
Les autorités népalaises ont indiqué que des dizaines de ponts avaient été détruits et que près de 40 kilomètres de routes avaient été endommagés, ce qui complique les opérations de recherche.
Des débris pendaient aux branches d’arbres et aux câbles électriques, des véhicules étaient ensevelis et certains survivants, encore sous le choc, étaient recouverts de boue.
Le village de Soley, à Nuwakot, qui comptait environ 25 habitations, a été pratiquement rayé de la carte, selon Nirajan Paudyal, un journaliste établi à Katmandou, capitale du Népal.

Les infrastructures endommagées rendent la recherche de victimes difficile.
Photo : Getty Images / Ezra Acayan
Des hélicoptères ont été mobilisés afin d'aider les secouristes dans les opérations de recherche et d'acheminer une aide d'urgence aux milliers de personnes coupées du monde après le désastre.
Selon le porte-parole de l’armée népalaise, les militaires ont secouru plus de 100 personnes dans les zones touchées par les inondations grâce à ces opérations, jeudi matin.
L'Office national du tourisme du Népal a estimé jeudi à 667 le nombre de touristes recherchés, dont 127 ressortissants népalais. Parmi ceux-ci figurent entre autres 30 Canadiens, 127 ressortissants népalais, 178 Indiens, 65 Américains et 53 Ukrainiens.
Au Tibet, une coulée de boue qui s’est produite mercredi près du poste-frontière terrestre de Gyirong a recouvert les zones environnantes d’une couche d’une épaisseur moyenne de plus d’un mètre et demi, certains tronçons routiers dépassant les deux mètres, a rapporté la chaîne publique chinoise CCTV.
Les routes menant au poste-frontière ont toutes été endommagées. Des effondrements ou glissements de terrain secondaires pourraient se produire, alors que les pluies se poursuivent dans la région, a ajouté CCTV.
Quelles sont les causes?
L'effondrement d'un glacier dans l'Himalaya népalais, à proximité de la frontière avec le Tibet chinois, semble être à l'origine de la catastrophe.
Un énorme bloc de glace s'est détaché d'un glacier à environ 5200 mètres d'altitude et a chuté dans une vallée, a expliqué Simon Cox, scientifique à l'institut néo-zélandais GNS Science, en entrevue avec l’Agence France-Presse.
Il s'est alors transformé en une masse déchaînée de débris [...] emportant rochers, sédiments, arbres et tout ce qui se trouvait sur sa trajectoire, avant de se précipiter à travers le canyon, a-t-il poursuivi.

Des maisons sont partiellement submergées dans des eaux boueuses le long d’une rive après des crues soudaines à Trishuli Bazar, dans le district de Nuwakot au Népal.
Photo : Getty Images / Prabin Ranabhat (AFP)
Une immense vague brunâtre a d'abord frappé un poste-frontière, comme le montrent des images de vidéosurveillance, sur lesquelles on peut voir un imposant bâtiment et des personnes tentant de fuir être engloutis en quelques secondes.
Elle a poursuivi sa course vers l'aval, au Népal, emportant des habitations et leurs occupants.
L'effondrement du glacier a été d'une violence telle qu'il a été enregistré à tort comme un événement sismique de magnitude 5,2, survenu à 8 h 37, heure locale.
À la suite d'analyses, l'Institut d'études géologiques des États-Unis a déterminé que l'événement sismique était en réalité un effondrement glaciaire accompagné d'un écoulement de débris, et qu'aucun tremblement de terre ne s'était produit.
Pourquoi ce morceau s’est-il détaché? Davantage d’analyses seront nécessaires pour répondre à la question, fait savoir Yannick Hémond, professeur au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
Est-ce que c'est une hausse de température? Est-ce qu'il y avait déjà une faiblesse? Très souvent, il se forme des cavités avec de l'eau dans les glaciers qui commencent à fondre, donc est-ce qu'on est de cet ordre-là, s’est-il interrogé en entrevue à l’émission Tout un matin sur les ondes d’ICI Première.
Souvent ça se fait sur plusieurs années aussi, et c'est très [difficile] de savoir comment un glacier va se détacher, à quel endroit et à quel moment. C'est pratiquement impossible de prévoir ça.
Le rôle des changements climatiques
Les changements climatiques créent des conditions susceptibles de déstabiliser les roches et la glace en haute montagne, ce qui augmente le risque de catastrophes comme celle-ci, bien qu’il soit difficile de quantifier pour le moment leur contribution aux événements récents au Népal et au Tibet.
La tendance à long terme est préoccupante. En 2023, les Nations unies avaient indiqué que le réchauffement de la planète avait entraîné la perte de près du tiers de la couverture de glace des montagnes enneigées du Népal en un peu plus de 30 ans.
Elles avaient également indiqué à l’époque que les glaciers du Népal avaient fondu 65 % plus rapidement au cours de la décennie précédente que pendant la décennie antérieure.
De l’avis de Yannick Hémond, cette dernière catastrophe est un exemple des effets en cascade des dérèglements climatiques qui sont de plus en plus observés à travers le monde.
C'est par notre façon aussi d'habiter le territoire qui fait qu'on va commencer à se questionner justement s'il y a des endroits qu'on devrait habiter autrement ou ne plus habiter, ajoute-t-il.
Avec les informations de CBC News, de l'Agence France-Presse, de Reuters et de La Presse canadienne


1 week ago
2



















English (US) ·
French (CA) ·
French (FR) ·