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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayMalgré l'envergure planétaire de la Coupe du monde de la FIFA, des milliers de billets demeurent invendus pour les six matchs prévus au Stade BMO (renommé Stade de Toronto durant le tournoi), deux semaines avant le coup d'envoi de l'événement.
La raison? Le prix exorbitant des billets. Pour le premier match disputé à Toronto, qui opposera le Canada à la Bosnie-Herzégovine, il faut compter 1370 $ pour les sièges les plus éloignés et plus de 3100 $ pour les meilleures places restantes, ce qui dépasse de loin le coût d'un loyer mensuel pour de nombreux résidents.
Je n'aurais même pas payé un tel montant pour voir les Blue Jays au septième match de la Série mondiale contre les Dodgers, même si on gagnait cette fois-ci, lance Cam Sharpe, un résident torontois.
Avec un prix d'entrée aussi élevé, ça n'incite pas vraiment les habitants à y aller.
De plus, contrairement à ce à quoi on pourrait s'attendre pour un événement de cette ampleur, Toronto ne connaît pas de flambée particulière des réservations hôtelières.
Le taux d'occupation pour juin et juillet se maintient autour de 80 %, ce qui correspond aux moyennes saisonnières normales pour la période estivale, indique Kelly Jackson, de Destination Toronto.
Le processus de vente de la FIFA
Bien que des milliers de sièges restent vacants, les experts avancent que la FIFA privilégie la rentabilité maximale plutôt que le remplissage complet du stade.
Pourtant, l'absence de guichets fermés n'est pas nécessairement un échec pour l'organisation, selon Moshe Lander, économiste du sport à l'Université Concordia.
Est-ce qu'on veut absolument vendre tous les billets? Peut-être pas. Ce n'est peut-être pas de cette façon que je maximise mes profits, affirme-t-il.
Même si moins de gens peuvent se le permettre et que certains billets ne sont pas vendus, cela pourrait tout de même s'avérer plus rentable que de remplir le stade à un prix plus abordable pour les spectateurs, explique-t-il.
Sollicitée par CBC, la FIFA n'a pas répondu aux demandes de commentaires.

Il s'agit de la Coupe du monde la plus importante de l'histoire de la compétition, qui se tiendra pour la première fois dans trois pays. Toronto fait partie des 16 villes hôtes nord-américaines.
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Une approche qui a d'ailleurs suscité la colère des partisans à l'échelle mondiale en décembre dernier, lorsque les plans de la FIFA n'ont attribué aucun billet de la catégorie la moins chère aux équipes participantes (dont l'allocation standard est de 8 % de la capacité du stade).
Face au tollé, la FIFA avait dû revoir ses tarifs à la baisse pour les pays qualifiés.
Avant que l'Ontario ne plafonne les prix de revente le mois dernier, certains billets atteignaient des dizaines de milliers de dollars. La FIFA a temporairement suspendu sa plateforme officielle de revente pour se conformer à la législation locale.
Déception locale
Pendant ce temps, le coût pour les contribuables canadiens est désormais estimé à plus de un milliard de dollars pour l'organisation des matchs à Toronto et à Vancouver.
Cette politique risque d'exclure les partisans les plus passionnés, souligne Gareth Wheeler, commentateur pour la chaîne OneSoccer.
C'est plus important que les Jeux olympiques. C'est le plus grand tournoi de la planète. Et je crois qu'on peut affirmer sans se tromper que, pour l'instant, personne ne le ressent vraiment, constate-t-il.
Je ne pense pas que cela contribue à créer une bonne ambiance dans le stade quand on empêche les personnes les plus passionnées d'y entrer.
Selon lui, le véritable pouls de la compétition se fera plutôt sentir dans les bars, les rassemblements de quartiers et les fêtes privées.
La Ville de Toronto a également dû faire marche arrière concernant son festival des partisans. Initialement annoncé comme gratuit, le projet prévoyait finalement des frais d'admission de 10 $.
Face au mécontentement populaire, la Municipalité a révisé sa position : 80 % des billets du festival seront désormais gratuits.
Si Cheri Bradish, professeure de gestion du sport à l'Université métropolitaine de Toronto (TMU), apporte une nuance en rappelant que les touristes étrangers n'ont pas encore débarqué en ville et qu'ils pourraient acheter les billets restants à la dernière minute, l'incertitude demeure.
Avec les informations de CBC


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