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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa première ministre du Québec, Christine Fréchette, assure avoir obtenu « plusieurs réponses » de Mark Carney sur le projet d’accord commercial entre Ottawa et Washington, même si elle concède qu'il lui manque encore « quelques éléments ».
J'ai eu un long appel ce matin de la part du premier ministre Carney, a dévoilé Mme Fréchette jeudi matin, de passage au Saguenay.
J'ai eu plusieurs des réponses pour lesquelles j'avais posé des questions, a-t-elle poursuivi, sans dévoiler la teneur des discussions.
Maintenant, on doit analyser ces réponses-là et puis déterminer l'impact que ça représente sur l'économie québécoise. Une fois cette analyse-là faite, je pourrai vous revenir avec un positionnement.
Mme Fréchette n'a pas été en mesure de dire avec certitude, pour l'instant, si le projet d'accord commercial est favorable au Québec.
Elle a souligné que l'entente sur la table inclut parfois des améliorations pour le Québec, sans en dire davantage.
Mais est-ce que l'amélioration est suffisante pour dire que ça va nous garder à un niveau compétitif? C'est ce type d'analyse qu'il faut faire. Il faut voir où cela nous positionne par rapport à d'autres pays qui exportent aussi aux États-Unis dans des secteurs stratégiques et névralgiques pour le Québec, a-t-elle développé.
La première ministre a toutefois concédé qu'il lui manquait encore quelques éléments.
Selon les sources de Radio-Canada, tant qu'une entente ferme n'est pas signée avec Washington, Ottawa ne donnera que les grandes lignes aux provinces.

La première ministre du Québec, Christine Fréchette, et le premier ministre du Canada, Mark Carney (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Une entente sur la table
Ces déclarations surviennent après que Mark Carney a confirmé mercredi qu'une entente commerciale était sur la table avec les États-Unis, sans divulguer de détails publiquement.
Le ministre canadien responsable des relations commerciales avec les États-Unis, Dominic LeBlanc, est d'ailleurs de retour aujourd'hui à Washington pour rencontrer le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, et finaliser l'entente.
Selon les quelques informations qui ont filtré, ce projet d'accord octroierait au Canada une réduction de tarifs sectoriels, en échange de concessions, dont le retour des alcools américains sur les tablettes des sociétés d'État, comme la SAQ.
M. Carney a réuni mercredi ses homologues provinciaux et territoriaux afin de leur présenter les grandes lignes de l'entente – réunion après laquelle la première ministre québécoise avait exigé des réponses additionnelles d'Ottawa.
Mme Fréchette avait rappelé que les lignes rouges du Québec demeuraient la préservation de la gestion de l'offre ainsi que la protection du français et de la culture québécoise, tout en précisant qu'elle ignorait si elles avaient été franchies. Elle n'a pas fourni plus de détails sur ces dossiers jeudi.
PSPP critique l'approche de Fréchette
En point de presse jeudi matin à Montréal, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a accusé la Coalition avenir Québec (CAQ) de ne pas avoir suffisamment défendu les intérêts du Québec dans les négociations commerciales.
À ses yeux, le fait que Mme Fréchette soit incapable de dire si l'accord est favorable ou non est une preuve supplémentaire qu’en ce moment, malheureusement, le Québec a choisi de jouer les spectateurs au lieu de se tenir debout pour nos entreprises et nos intérêts.
Si le PQ forme le prochain gouvernement, M. St-Pierre Plamondon a promis une approche beaucoup plus affirmative et proactive dans la défense du Québec dans les négociations commerciales et les relations avec les États-Unis.
Car si l'entente qui est actuellement discutée à Washington semble régler le dossier des tarifs sectoriels, la question de la renégociation de l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) à venir, elle, reste entière.
On a déjà annoncé qu'il y aurait une "équipe Québec" de négociation, a rappelé le chef péquiste. À ceux qui diront : "C'est impossible, vous rêvez en couleur", regardez ce que l'Alberta a fait. Regardez ce que l'Ontario a fait, regardez ce que même l'Île-du-Prince-Édouard a fait mieux que nous autres, a-t-il donné en exemple.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Fréchette attaque PSPP
Plus tard en mêlée de presse, Christine Fréchette a semblé vouloir répliquer au chef péquiste, en critiquant à son tour l'approche en matière d'économie du PQ.
La cheffe caquiste lui a reproché d'avoir préféré concentrer ses énergies sur la question référendaire au cours des derniers jours, alors même que planait la menace de nouveaux tarifs américains de 50 % – qui devaient entrer en vigueur mercredi avant d'être annulés par Donald Trump.
Ça, c'est un indicateur qui montre que le niveau d'attention donné aux enjeux économiques au sein du Parti québécois, ce n'est pas celui qui est requis, a-t-elle accusé.
En début de semaine, Paul St-Pierre Plamondon a affirmé qu'il ne tiendrait un tel référendum sur la souveraineté qu'après la fin du mandat de Donald Trump, soit en 2029.
C'est particulier de voir le chef du Parti québécois [...] laisser entendre qu'il va réduire l'instabilité en reportant le référendum, a encore lancé Mme Fréchette. Parce que, dans les faits, ça aggrave la situation. Parce que l'instabilité politique qui est associée au déclenchement d'un référendum, elle va durer pendant quatre ans au lieu de un an ou deux.
Avec les informations de Daniel Thibeault


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