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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLa politique internationale ressemble de plus en plus à un périlleux exercice d'équilibrisme où critiquer la rhétorique trumpienne relève d'un art subtil. Mardi, le premier ministre Mark Carney a invité les dirigeants impliqués dans le conflit iranien à peser leurs mots et à agir avec prudence, sans mentionner spécifiquement le président Donald Trump et ses récentes déclarations incendiaires concernant une intervention militaire américaine.
M. Trump a dit mardi que toute une civilisation disparaîtra ce soir, pour ne jamais renaître si aucun accord n'est conclu pour rouvrir le détroit d’Ormuz. La semaine dernière, il avait menacé de bombarder l'Iran jusqu'à le renvoyer à l’âge de pierre.
Des déclarations à peine nuancées par la Maison-Blanche. Ils [l'Iran] doivent savoir que nous disposons d’outils que nous n'avons pas encore décidé d'utiliser. Le président peut décider de les utiliser, et il le fera si les Iraniens ne changent pas de comportement, a quant à lui déclaré ce matin le vice-président, J.D. Vance, lors d’une conférence à Budapest.

Le vice-président américain, J.D. Vance, a rencontré le premier ministre hongrois, Viktor Orban, mardi.
Photo : Getty Images / Pool
Même si la Maison-Blanche a démenti que le vice-président a laissé entendre que le président Trump pourrait utiliser l’arme atomique, ces dernières déclarations émanant des plus hautes sphères de l’administration américaine donnent froid dans le dos, selon plusieurs experts.
« Ça parle trop, ça va dans tous les sens »
En conférence de presse, M. Carney s'est fait demander, mardi, s'il était du même avis que le président français Emmanuel Macron, qui s'en est pris la semaine dernière au président Trump.
Ça parle trop, et ça va trop dans tous les sens. On a tous besoin de stabilité, de calme, de retour à la paix, ce n’est pas un spectacle! avait lancé le chef de l’État français en mêlée de presse lors d’une visite d’État à Séoul.
Après avoir ri à l'énoncé de la question, M. Carney a déclaré en français qu'il partage le message du président Macron. C'est une situation sérieuse. C'est la vie de femmes et d'hommes, des vies civiles [...] Il faut bien choisir ses mots et surtout être prudent dans ses actions, a déclaré M. Carney.
M. Carney a également réitéré sa position selon laquelle le régime iranien constitue une menace pour la sécurité mondiale, répondant ainsi à une question lui demandant s’il regrettait d’avoir initialement soutenu la guerre.

La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld
Même son de cloche du côté de la ministre canadienne des Affaires étrangères. Toute tentative de cibler des civils ou des infrastructures civiles doit être considérée comme contraire au droit international et au droit international humanitaire, a renchéri Anita Anand.
Cette dernière a par ailleurs dévoilé la contribution canadienne de 23 millions de barils pour la stabilisation de la chaîne d'approvisionnement énergétique mondiale.
L'Iran se retire des pourparlers
En réponse aux récentes menaces du président des États-Unis, Donald Trump, Téhéran a interrompu les négociations en cours et ne participera plus aux pourparlers visant à mettre fin aux combats, selon des sources officielles iraniennes citées par le New York Times.
D'autres dirigeants internationaux ont appelé à la retenue ces derniers jours, notamment le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a averti les États-Unis que les attaques contre les infrastructures civiles sont interdites par le droit international.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. (Photo d'archives)
Photo : AFP / Ludovic Marin
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a donné son soutien sans équivoque à l'appel à la retenue du premier ministre Mark Carney.
Je souligne notre indignation et notre inquiétude profondes face à la menace d'éradication de la civilisation iranienne, au mépris sans précédent du droit international, des droits de la personne et du sens des responsabilités qui doivent guider une démocratie qui est aussi la première puissance économique et militaire du monde, a-t-il ajouté sur les réseaux sociaux.
Le chef du Bloc a demandé au premier ministre canadien de poser un geste diplomatique très significatif, en convoquant l'ambassadeur des États-Unis au Canada.
Toutefois, d'autres politiciens canadiens critiquent le refus de M. Carney de commenter spécifiquement la rhétorique du président américain.
Notre allié menace de commettre un génocide. À Davos, notre premier ministre a promis une cohérence fondée sur des principes. Où est la condamnation du Canada? a publié Don Davies, député néo-démocrate et ancien chef par intérim du parti, sur X.
Avec des informations de l'Associated Press, du New York Times et de La Presse canadienne


2 months ago
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