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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe département de l'Éducation de l'État de New York (NYSED) a ordonné au conseil scolaire supervisant une école primaire d'Akwesasne de cesser d'utiliser les cabines d’isolement après que des photos d'une boîte en bois eurent suscité l'indignation et la colère des parents l'année dernière.
Un groupe baptisé Aunties Circle (Cercle des tantes), composé de parents et de membres de la communauté, réclame des excuses.
Le département a publié un rapport début mai, à la suite d'une enquête sur l'utilisation de ces boîtes dans les classes de l'école St. Regis Mohawk, située en territoire mohawk d'Akwesasne, ainsi que dans trois autres écoles du district.
Le NYSED a ordonné au conseil scolaire de cesser d'utiliser les cabanes d'isolement, de les retirer de toutes les classes et de mettre en œuvre des réformes des politiques scolaires.
Le rapport n'a pas été rendu public, mais a été obtenu et diffusé par NPR.
Konwahahawi Herne, mère d'une fillette de sept ans scolarisée à l'école St. Regis Mohawk et membre du Aunties Circle, défend les élèves depuis que les rumeurs concernant l'utilisation d'une cellule d'isolement ont circulé sur les réseaux sociaux en décembre 2025. Elle a déclaré que les réunions prévues avec l'administration avaient été remplacées par de simples déclarations.
Ils se contentent de cocher des cases et de faire de la figuration dans leur gestion de ce dossier, uniquement pour se conformer à la réglementation de l'État, sans se soucier de la communauté, a-t-elle affirmé.
Le groupe doute que les délais soient suffisamment réalistes pour engendrer un véritable changement et, selon elle, se sent lésé par le manque de transparence du conseil scolaire.
Le manque de transparence concernant le rapport et les réunions communautaires est irrespectueux, a déclaré Mme Herne, qui vient de recevoir la copie qu'elle avait demandée au conseil scolaire.

Konwahahawi Herne estime que cette situation devait être dénoncée.
Photo : Courtoisie Konwahahawi Herne
Elle a ajouté que le groupe de parents d’élèves exige des excuses, une transparence totale, le renvoi de tous les enseignants, employés et membres de l'administration impliqués dans la mise en place de ces cabines, ainsi qu'une formation obligatoire dispensée par l'État.
Mme Herne a expliqué qu'elle soutenait les enseignants de St. Regis qui s'efforcent d'intégrer la culture dans leurs cours et de faire une différence dans la vie des élèves, mais que ces enseignants se sentaient souvent eux-mêmes intimidés pour se conformer aux exigences de l'administration.
Elle a indiqué que, comme d'autres parents, elle envisageait d'inscrire ses enfants dans d'autres districts scolaires.
Thomas Hathaway, un parent, a déclaré que son fils Connor, âgé de 8 ans et partiellement non verbal, avait été placé dans une cellule d'isolement.
Il a dit avoir constaté une responsabilisation accrue du personnel, car il reçoit régulièrement des appels concernant son fils.
M. Hathaway a ajouté que les compétences de communication de son fils se sont améliorées, mais qu'il rencontre encore des difficultés à l'école. Il n'est pas certain que ces difficultés soient liées aux incidents impliquant les cellules d'isolement ou simplement à des difficultés de croissance.
Le territoire mohawk d'Akwesasne, près de Cornwall (Ontario), s'étend de part et d'autre de la frontière entre l'Ontario, le Québec et l'État de New York. L'école St. Regis Mohawk, située du côté américain, accueille les élèves de la maternelle à la 5e année et fait partie des quatre écoles du district scolaire central de Salmon River.
Le district scolaire a déclaré à CBC Indigenous que les conclusions de l'État diffèrent sur certains points de celles d'une enquête indépendante commandée par le district, mais ce dernier poursuivra ses efforts en mettant à jour ses politiques, en révisant ses procédures et en offrant une formation accrue à son personnel.
Mesures correctives
Le rapport du département de l'Éducation de l'État de New York a relevé plusieurs cas de non-conformité, notamment des lacunes dans la conception et l'application des politiques et procédures relatives à l'utilisation de la mise à l'écart et de la contention physique; le recours à une intervention interdite (l'isolement); l'utilisation inappropriée de la contention physique et des plans d'intervention comportementale inadéquats pour les élèves handicapés.

Ce genre d'installation est parfois utilisée pour punir les élèves.
Photo : Courtoisie Chrissy Jacobs
Dans un communiqué du district scolaire central de Salmon River, le surintendant intérimaire Ben Barkley a déclaré qu'ils continueraient de collaborer avec le NYSED afin de mettre en œuvre des mesures correctives et de suivre ses règles de conformité concernant le recours à la mise à l'écart et à l'isolement dans les classes de primaire.
Le district est prêt à prendre des mesures disciplinaires supplémentaires si des preuves additionnelles confirment que des membres du personnel ont enfreint la réglementation de l'État, notamment en ce qui concerne le fait de maintenir les portes fermées, poursuit le communiqué.
Privilégier le lien à la correction
Leigh Sheldon, membre de la Première Nation de Swan River, dans le nord de l'Alberta, et psychologue agréée, a expliqué que les méthodes disciplinaires impliquant l'isolement et la mise à l'écart peuvent être néfastes pour le système nerveux, car cela peut provoquer un état de blocage ou de stress, surtout chez les enfants, car cela s'inscrit dans les circuits neuronaux.

Leigh Sheldon est membre de la Première Nation de Swan River, dans le nord de l'Alberta, et psychologue agréée.
Photo : Courtoisie Leigh Sheldon
Mme Sheldon a affirmé que, pour modifier le comportement d'un enfant, le lien est préférable à la correction, car son système nerveux communique des informations qu'il ne sait pas exprimer.
Elle a précisé que cela est particulièrement vrai pour les enfants handicapés.
Les personnes neurodivergentes ont davantage besoin de lien, car leur système nerveux ne sait pas comment analyser leur environnement. Elles ne peuvent pas exprimer leurs besoins, a-t-elle déclaré.
Tenter de faire taire un enfant qui fait une crise ne fonctionne pas vraiment, a-t-elle expliqué. En revanche, si on crée un lien avec lui, qu'on le comprend et qu'on passe du temps avec lui, il peut commencer à se calmer et à exprimer ses sentiments.
L'idée de connexion est au cœur de toutes les approches relationnelles. C'est en fait notre façon autochtone de savoir, d'être et d'agir, a-t-elle affirmé.
Mme Sheldon a confié qu'elle adorait l'idée d'un Aunties Circle, car on ne plaisante pas avec les tantes.
Pour les Autochtones, le traumatisme, c'est d'être réduits au silence. On n'a pas voix au chapitre et on veut la retrouver, a-t-elle déclaré.
Quand on nous écoute, on peut guérir. Quand on s'unit, nos voix portent.
D'après un texte de Candace Maracle, de CBC Indigenous


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