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Orgo-Life the new way to the future Advertising by AdpathwayLe procès en appel d'une Australienne reconnue coupable d'avoir mortellement empoisonné trois membres de sa belle-famille avec des champignons vénéneux commence mercredi, après une première instance très médiatisée en septembre 2025.
Erin Patterson, 51 ans, a été condamnée à la prison à vie avec possibilité de libération conditionnelle après 33 ans, pour avoir servi à ses proches une spécialité anglaise, un bœuf Wellington, contenant des amanites phalloïdes, l'un des champignons vénéneux les plus dangereux.
Pendant deux jours, trois juges de la Cour d'appel de Melbourne examineront deux recours : la tentative de Mme Patterson d'annuler sa condamnation et la demande du bureau du procureur pour une peine plus sévère.
Les motivations d'Erin Patterson étaient restées mystérieuses, à l'issue de plus de deux mois de procès suivi par les médias et les férus d'affaires criminelles du monde entier.
La quinquagénaire avait été reconnue coupable en juillet du meurtre des parents de son mari et de la tante de ce dernier, ainsi que de tentative de meurtre sur l'oncle de son époux, seul survivant, lors d'un repas à son domicile en 2023.
Son mari, dont elle est séparée, avait décliné l'invitation.

Ian Wilkinson, le seul invité à avoir survécu au repas aux champignons vénéneux organisé par Erin Patterson (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / MARTIN KEEP / AFP
Mercredi, à sa demande, elle suivra très probablement l'audience en direct par vidéo depuis sa prison, le Dame Phyllis Frost Centre, un établissement de haute sécurité situé dans la banlieue ouest de Melbourne.
Erreurs judiciaires
La meurtrière présumée affirme avoir été victime de plusieurs graves erreurs judiciaires, estimant que le juge du procès s'est trompé en décidant quelles preuves pouvaient être présentées.
Certaines preuves acceptées par le juge – portant sur des messages Facebook, des antennes relais et des publications signalant la présence de champignons mortels – ne seraient pas pertinentes ou porteraient un préjudice injustifié à sa cause, a déclaré son avocat.
D'autres éléments de preuve concernant des images de champignons sur une carte mémoire au domicile de Mme Patterson ont été écartés à tort, a souligné l'avocat dans un mémoire d'appel en novembre 2025.
L'avocat de Mme Patterson a en outre accusé le ministère public d'un contre-interrogatoire injuste et oppressif au cours du procès.
Avant d'examiner les arguments sur le fond, les juges de la Cour d'appel doivent déterminer si les moyens invoqués justifient d'accorder à Mme Patterson l'autorisation de contester sa condamnation.
De son côté, le bureau du procureur a fait appel de la peine infligée à Erin Patterson, estimant que la période de sûreté de 33 ans fixée par le juge était manifestement insuffisante.


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