Language Selection

Get healthy now with MedBeds!
Click here to book your session

Protect your whole family with Orgo-Life® Quantum MedBed Energy Technology® devices.

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Après la mort de son fils, le combat d’un député pour le traitement des dépendances

9 hours ago 9

PROTECT YOURSELF with Orgo-Life® QUANTUM TECHNOLOGY

Orgo-Life the new way to the future

  Advertising by Adpathway

Assis à leur table de cuisine, Luc Berthold et Caroline Lévesque se fixent du regard et s’agrippent les mains, intensément. La gorge nouée. Le cœur serré. Ils ont perdu leur fils David. Et en parler, ça fait du bien.

David était un petit garçon curieux, se souvient son père. Il voulait toucher à tout. Tout essayer, tout faire.

Les deux parents feuillettent un album de photos de famille. Avec des sourires brillants devant certains moments de bonheur. Mais aussi avec une ombre dans les yeux.

Caroline Lévesque et Luc Berthold tiennent un album photo, assis sur un divan.

Luc Berthold et Caroline Lévesque regardent un album photo de leur fils David.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Lepage

Il était vif et intelligent, mais pas hop-la-vie, ajoute sa mère. Tu lui donnais un cadeau, puis il disait merci, il était content. Mais sa face, elle, ne le savait pas.

Les premiers signaux d'alerte apparaissent à l’adolescence.

Une première brosse. Il avait 13 ans et demi ou 14 ans. Il est arrivé à la maison et il avait de la misère à marcher.

C’est le début d’une période trouble : fréquentations douteuses, sorties jusqu’aux petites heures du matin, consommation abusive d’alcool et de drogue. Puis, à l’âge adulte, des démêlés avec la justice.

À 21 ans, David est accusé de trafic de crack. Il plaide coupable à des accusations réduites de possession de drogue.

Le voir menotté, debout devant un juge, a été un choc pour ses parents. Mais l’épisode a semblé aussi ébranler David, dit aujourd'hui son père. Ça l'a comme sonné, secoué un peu. Il voyait où il s’en allait. Et il a commencé à se reprendre en main.

Luc Berthold et son fils David sur un terrain de golf.

David Berthold, le fils du député de Mégantic–L'Érable–Lotbinière, s'est enlevé la vie le 10 février 2025.

Photo : Gracieuseté : Luc Berthold

Le calme avant la tempête

David semble retomber sur ses pattes. Il trouve du travail, fonde une famille, devient père de deux enfants.

Mais ses démons le rattrapent. Sa dépendance aussi. De plus en plus forte. C’est le retour de la cocaïne. Puis du crack. Et le début de gros problèmes d’argent.

Un soir, Luc Berthold et Caroline Lévesque reçoivent un appel de leur fils.

J'ai pas d'argent pour payer l'épicerie pour les enfants en fin de semaine, leur annonce David.

Ah? Comment ça? T’as eu ta paie hier, puis tu travailles dans la construction. Ce n’est pas des petites paies…, répond son père.

Oui… Mais je n’en ai plus, ajoute David.

Ses parents ne lui envoient pas d’argent. À la place, ils vont lui faire une épicerie. Tu ne donnes jamais d’argent à quelqu’un qui a une dépendance, rappelle Luc Berthold.

4:10

Pour Caroline Lévesque, l’épisode de l’épicerie a été un gros signal d’alarme. Parce que là, il y avait des enfants en jeu. Ce n'était plus juste David. Il y avait des enfants dans un environnement avec de la consommation.

Tout a dégringolé

Pour David, la spirale infernale continue. À ce moment-là, tout a dégringolé, se souvient sa mère.

Il a fait une espèce de psychose, au sous-sol de sa maison. Quand on est arrivés, il était en train de se barricader. Il menaçait de se suicider. Il menaçait de plein d’affaires.

Intervention policière. Désescalade. Prise en charge médicale. Avec un garde dans sa chambre, parce qu’il était impulsif, précise Luc Berthold. Malgré ce séjour à l’hôpital, l’état de David ne s’améliore pas.

Mon fils m’a dit : "Tu sais papa, je ne me vois pas sobre. Je n’imagine pas ma vie sans consommer." Ça donne un coup.

Cette nuit-là, celle du 10 février 2025, David retourne seul dans sa maison pour aller récupérer des effets personnels. C’est là qu’il a décidé de s’enlever la vie, dans le sous-sol de sa maison, raconte Luc Berthold.

David avait 28 ans.

David Berthold et son fils, costumés.

David Berthold et son fils

Photo : Gracieuseté : Luc Berthold

Aider les amis de David

Après plusieurs mois de deuil, le député fédéral décide de transformer sa douleur en action. Il en parle à son épouse.

On ne peut plus rien faire pour David, dit-il, mais on peut faire quelque chose pour ses amis. Ses amis au sens large : c'est-à-dire les jeunes contrevenants qui ont des problèmes de dépendance et de santé mentale.

En tant que député, il dépose le projet de loi C-231, afin de modifier la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. L’objectif : aider les jeunes à avoir accès à des programmes de traitement pour être aidés plutôt que punis par la justice.

En résumé, le projet de loi permet au tribunal pour adolescents de :

  • reporter le prononcé de la peine afin que le jeune puisse participer à un programme de traitement;

  • assortir certaines ordonnances de l'obligation de suivre un tel programme de traitement;

  • garantir que le seul fait d'omettre ou de refuser de se conformer à cette condition ne peut entraîner une peine d'incarcération.

Luc Berthold lors de son assermentation comme député à la Chambre des communes. Son fils David est auprès de lui.

Luc Berthold lors de son assermentation comme député à la Chambre des communes. Son fils David est auprès de lui.

Photo : Gracieuseté : Luc Berthold

Ces options existent déjà dans les tribunaux pour adultes. Mais pas pour les jeunes contrevenants. Dans le fond, on prend un copié-collé de la loi pour les adultes et on l’applique aux jeunes, résume Luc Berthold.

C’est souvent difficile pour un député de l’opposition de faire déboucher un projet de loi. Mais dans ce cas-ci, le ministère de la Justice appuie son idée. L’initiative reçoit le soutien de tous les partis politiques. Son projet de loi fait son chemin aux Communes et doit être débattu en troisième et dernière lecture le 22 septembre prochain.

Une pensée pour David

On veut donner un peu de sens à quelque chose qui n’en a pas, confie Caroline Lévesque.

Si le projet de loi avait été mis en place pour David, dit-elle, je ne sais pas si ça l’aurait guéri, mais ça lui aurait peut-être donné des outils de plus dans la vie.

On va s'arranger pour que quelque chose de positif ressorte de tout ça, renchérit Luc Berthold.

Toujours assis à la table de la cuisine, après plus d’une heure de confessions et d’émotions, le père veut envoyer un message à son fils disparu.

David, je le fais avec maman, je le fais avec tes sœurs. Parce que tu nous as marqués. T'as été important pour nous autres. On le sait que tu n'étais pas bien dans ta peau. Il y en a d'autres comme toi qui souffrent. Aide-nous à les aider.

Soutien en santé mentale : demander de l’aide

Si vous ou quelqu'un que vous connaissez pensez au suicide, appelez ou textez le 988. Du soutien est accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Avec la collaboration d'Andréanne Apablaza

Read Entire Article

         

        

Start the new Vibrations with a Medbed Franchise today!  

Protect your whole family with Quantum Orgo-Life® devices

  Advertising by Adpathway